Troquer les médailles pour le stéthoscope

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Au terme de ses études, Katia Germain aura complété cinq stages au CHG, où elle espère démarrer sa carrière médicale.

Alain Dion

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Katia Germain et Mickaël Audette ont quelques points en commun. D'abord, les deux Granbyens ont brillé dans leur discipline sportive respective. Maintenant, plutôt qu'une médaille, ce sera un stéthoscope qu'ils auront autour du cou, eux qui entameront leur externat en médecine, point culminant de leurs études dans cette discipline à l'Université de Sherbrooke.

Katia Germain a une feuille de route impressionnante. Cette championne d'athlétisme médaillée une vingtaine de fois a entamé une carrière de journaliste à la station M105. Entre temps, elle a complété des études en droit et passé son barreau. « Le droit, c'était par intérêt pour le journalisme. Ce n'était pas dans mes plans de devenir avocate », confie la Granbyenne, qui est aussi mère d'une petite fille.

Elle goûtera quand même à cette profession pendant un an avant de reprendre la route du journalisme sur les ondes de TVA, puis à Radio-Canada.

Mais ce n'était pas assez pour elle, qui a toujours entretenu un intérêt pour la médecine et les sciences. « J'ai toujours la porte ouverte à me diriger dans cette direction-là. (...) Le journalisme est une véritable passion, mais à plus long terme, je me disais qu'il y aurait une partie de moi-même que je n'aurais pas exploitée », affirme celle qui, pendant sa grossesse, a entrepris des études pour obtenir les crédits liés aux cours de science nécessaires à son admission en médecine.

En janvier, la jeune femme de 32 ans entreprendra un stage dans cette spécialité à l'Institut Philippe-Pinel de Montréal, après quoi elle reviendra au Centre hospitalier de Granby (CHG) pour découvrir le département des soins intensifs et palliatifs. Au terme de ses études, Katia aura complété cinq stages au CHG, où elle espère démarrer sa carrière médicale. Elle hésite encore entre la médecine générale et la psychiatrie légale, qui rejoint du coup son intérêt pour le droit.

Le sport pour apprendre la discipline

Katia Germain ne voit pas nécessairement de lien entre l'athlétisme et la médecine, si ce n'est de la rigueur que lui a inculquée le premier qui lui est fort utile pour ses études, qu'elle qualifie d'intenses. « J'ai toujours travaillé et étudié en même temps que je m'entraînais près de 30 heures par semaine, illustre-t-elle. Ça m'a permis d'acquérir la discipline pour réussir à conjuguer tout ça avec ma vie de famille. »

La jeune femme dresse néanmoins un parallèle entre son métier de journaliste et la médecine, qui pourrait expliquer la cohabitation de ces deux passions en elle. « Ce que j'aime du journalisme et que je retrouve en médecine, c'est le contact avec les gens. J'aime établir des liens avec eux, leur poser des questions, élabore-t-elle. Poser un diagnostic, c'est un peu du travail d'enquête. Et puis faire un reportage, c'est parfois pour informer, mais c'est aussi pour faire une différence dans la vie de certaines personnes. »

Mickaël Audette, qui a protégé le but des... (archives La Voix de l'Est) - image 2.0

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Mickaël Audette, qui a protégé le but des Inouk lors de la saison 2011-2012, a toujours eu la médecine dans sa mire.

archives La Voix de l'Est

Mickaël Audette

De son côté, Mickaël Audette, qui a protégé le filet des Inouk lors de la saison 2011-2012, renouera avec Rouyn-Noranda, où il a été gardien pour les Huskies, pour un premier stage. Son externat l'emmènera dans plusieurs hôpitaux de la province, dont ceux de Victoriaville et de Québec, là où il a également joué au hockey avec les Remparts.

Celui qui célébrera ses 26 ans en janvier a toujours voulu s'orienter en médecine, l'idée d'être vétérinaire ayant aussi occupé son esprit pendant longtemps. Après un détour de deux ans en microbiologie afin d'augmenter sa moyenne, son coeur balance entre la médecine interne, l'orthopédie et la médecine sportive, entre autres. « Il y a tellement d'avenues possibles !, s'exclame-t-il. L'externat va me permettre de mieux m'orienter. »

Tout comme Katia, le jeune homme affirme aussi que la pratique assidue d'un sport l'a préparé aux études en médecine. Déjà, il a pris en maturité lorsqu'il a quitté le nid familial à l'âge de quinze ans pour jouer au hockey. « Je connaissais déjà l'adversité et j'étais prêt à faire face à la musique », dit-il, conscient des efforts nécessaires pour atteindre son objectif.

À l'instar de sa comparse, l'instinct grégaire est aussi ce qui l'a entraîné vers la médecine, là où le travail d'équipe est aussi important que sur la glace. « J'aime l'idée d'aider les gens, d'être entouré, d'apprendre aux autres et d'apprendre des autres, explique-t-il. Au hockey, on n'est jamais tout seul. »

Pour conserver un équilibre, Mickaël joue encore au hockey. « D'une à deux fois par semaine, dans la ligue au CHU (Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke) avec les médecins, histoire de garder la forme ! », dit-il, ajoutant qu'il a toujours à coeur son sport de prédilection.

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