Deux solutions envisagées contre l'envasement du lac Davignon

L'installation de trappes à sédiments dans des fossés... (Alain Dion)

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L'installation de trappes à sédiments dans des fossés de chemins et l'identification de secteurs où l'érosion est problématique sur les berges de la rivière Yamaska Sud-Est sont à l'étude à la Ville de Cowansville.

Alain Dion

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) La Ville de Cowansville veut réduire l'entrée de sédiments dans le lac Davignon. Elle posera deux gestes en ce sens en 2017 : déterminer où installer des trappes à sédiments dans ses fossés de routes et produire une étude de caractérisation des tributaires du lac.

La caractérisation des fossés de chemins sera confiée au Rappel, une coopérative spécialisée dans la protection de l'eau. La boîte de Sherbrooke étudiera le réseau de fossés de chemins municipaux de terre et de gravier de la municipalité ainsi que dans l'ensemble du bassin versant du lac. Elle proposera des aménagements dans le réseau de drainage routier permettant de capter les sédiments avant qu'ils n'atteignent un cours d'eau et de gérer les eaux de ruissellement, notamment en réduisant la vitesse de l'eau dans les fossés. Le contrat octroyé est de 21 100 $. 

Outre les trappes à sédiments, le Rappel envisagera également la possibilité d'aménager des bassins de rétention et de petits marais filtrants dans les fossés, explique Claude Lalonde, directeur général de la Ville. « On a besoin d'une bonne analyse de nos fossés pour déterminer comment on peut intervenir efficacement sans nous éparpiller. On veut voir où c'est le plus payant d'intervenir. »

Les petits ruisseaux qui entrent dans le lac Davignon et ceux qui se jettent dans la rivière Yamaska Sud-Est revêtent également un grand intérêt pour l'administration municipale, indique M. Lalonde, puisqu'ils transportent des sédiments vers le lac. Des interventions pourraient également être nécessaires. La Ville demandera à l'Organisme de bassin versant de la Yamaska de produire une étude de caractérisation des tributaires du lac. Un montant de 25 000 $ est prévu au budget.

L'OBV Yamaska pourra utiliser les données colligées ces trois dernières années par les inspecteurs de la MRC Brome-Missisquoi, a dit M. Lalonde. Ceux-ci ont sillonné toutes les berges des cours d'eau de la MRC pour inspecter les bandes riveraines. Les secteurs où l'érosion est problématique ont aussi été répertoriés. Cela aidera à cibler les endroits où des interventions pourraient être faites.

Le bassin versant du lac Davignon, qui s'étend sur 212 kilomètres carrés, est particulier du fait que 96 % de sa superficie se situe à l'extérieur des limites de la Ville. Le bassin se retrouve surtout dans les municipalités de Lac-Brome (42 %), Sutton (34 %) et Dunham (9 %).

Les résultats des deux études seront utiles afin d'obtenir la collaboration de ces trois municipalités pour des interventions sur leur territoire, a dit M. Lalonde. « On va pouvoir aller les voir avec des données », a-t-il dit.

Le directeur général espère que des travaux pourront être réalisés durant l'année. Il rappelle toutefois que des autorisations auprès du ministère de l'Environnement seront exigées, ce qui demandera du temps. Il est cependant optimiste. « S'il y a des choses qu'on peut faire rapidement, on va les faire », assure-t-il.

Deuxième plan d'action

En plus de la caractérisation des tributaires du lac Davignon, le contrat accordé à OBV Yamaska inclura la conception du 2e plan d'action pour le plan d'eau. Ce plan guidera les actions de la Ville. Le premier, d'une durée de cinq ans, est venu à échéance en 2015.

Lors de la rencontre d'information sur la santé du lac, tenue le 29 novembre, les autorités municipales ont identifié trois axes d'intervention : contrôler le débit de l'eau dans le bassin versant (réduction de l'érosion), intercepter les sédiments et améliorer l'encadrement du développement et de l'occupation du territoire.

L'état du lac Davignon préoccupe plusieurs citoyens. Ils s'inquiètent particulièrement de l'envasement ces dernières années de la partie est du lac, où se trouve l'embouchure de la rivière Yamaska Sud-Est. Des îlots sont apparus en raison des sédiments transportés par le courant de la rivière.

Marie-France Beaudry applaudit cette mobilisation citoyenne. Conseillère responsable de ce dossier, elle est encouragée par la volonté du conseil d'intervenir. « Ç'a toujours été à l'ordre du jour, mais maintenant c'est à l'avant-plan. »

La patience est de mise, avertit-elle. « Les gens veulent de l'action. Mais on ne peut pas improviser. On doit savoir où on peut intervenir pour être efficace, comment on peut le faire et combien ça va coûter », énumère-t-elle. « Je suis confiante qu'on va avancer. »

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