La MRC Brome-Missisquoi lorgne la fibre optique

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Environ 10% du territoire de Brome-Missisquoi ne bénéficie pas d'un réseau offrant un minimum de 5 mégabits par seconde.

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Michel Laliberté
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(Cowansville) L'accès à internet haute vitesse demeure difficile dans la MRC Brome-Missisquoi. Environ 10 % du territoire ne bénéficie pas d'un réseau offrant un minimum de 5 mégabits par seconde. La fibre optique pourrait régler le problème, pensent des maires.

Le conseil des maires de la MRC vient de commander une étude (12 250 $) pour explorer les possibilités offertes par la fibre optique. La compagnie Yuvo devra déterminer quels sont les meilleurs moyens pour déployer cette technologie dans les secteurs problématiques et qui peut aider la MRC à y parvenir.

« Beaucoup de gens qui veulent s'installer dans nos municipalités ont besoin d'une connexion internet haute vitesse. Mais ce n'est pas disponible partout, pas avec la puissance nécessaire », explique Robert Desmarais, directeur général de la MRC. « Aujourd'hui, c'est ce à quoi les gens s'attendent. Ne pas pouvoir leur offrir, c'est un frein à notre développement. »

La fibre optique est déjà très présente sur le territoire des 21 municipalités de la MRC, signale M. Desmarais. Des réseaux filaires desservent près de 16 000 adresses, soit 64 % des 24 700 immeubles dans la MRC, dit-il. Ils appartiennent à des compagnies privées comme Vidéotron et Bell, mais également à la commission scolaire Val-des-Cerfs.

« On ne part pas à zéro. Des réseaux sont là. On doit maintenant savoir si on peut s'y brancher et desservir les secteurs qui ne le sont pas », soutient M. Desmarais.

C'est l'un des mandats confié à la firme Yuvo. L'entreprise spécialisée dans le secteur des télécommunications devra confirmer l'intérêt des propriétaires des réseaux existants à les prolonger. 

La MRC espère obtenir des aides financières gouvernementales pour compléter la couverture internet haute vitesse de son territoire. L'organisme compte demander aux paliers fédéral et provincial des subsides pour y arriver. Cela pourrait ainsi aider les entreprises privées ou sans but lucratif à étendre leurs réseaux.

Deux programmes

Le moment est propice. Ottawa a lancé jeudi dernier un programme de 500 millions de dollars pour permettre à 300 communautés rurales et éloignées d'être desservies par internet haute vitesse avant 2021. En début de semaine, le gouvernement québécois a indiqué que 100 millions de dollars seront également disponibles pour des projets de ce type en milieu rural.

La MRC a jusqu'au 13 mars prochain pour déposer un projet pour ces deux programmes. Un délai très court, reconnaît M. Desmarais. « C'est sûr que les MRC et municipalités qui ont déjà un projet de prêt sont avantagés. Ça ne nous laisse pas beaucoup de temps. »

Malgré ses problèmes de branchement, la MRC Brome-Missisquoi s'en sort assez bien par rapport à d'autres régions. Celles-ci pourraient être favorisées par les programmes gouvernementaux, croient des maires. Aussi, les montants annoncés sont insuffisants pour aider les municipalités rurales à se mettre à jour dans ce domaine.

Le maire de Bolton-Ouest, Donald Badger, a relativisé les budgets promis par Québec et Ottawa. Même si la MRC Brome-Missisquoi obtient 1 million de dollars, calcule-t-il, ça ne représenterait qu'environ 20 $ pour chacun de ses citoyens. Or, les investissements pour offrir un branchement fiable partout dans la MRC seraient beaucoup plus élevés, selon lui.

Trouver une solution

Subventions ou pas, les municipalités devront « trouver une solution » définitive pour compléter la couverture sur tout le territoire, soutient M. Badger.

Les maires n'ont pas encore débattu des montants que leurs municipalités seraient disposées à investir dans ce projet, a toutefois indiqué M. Desmarais.

C'est sans compter la question de la puissance des branchements, note-t-il. Si le minimum requis par les programmes gouvernementaux est aujourd'hui de 5 mégabits, le CRTC, dans un avis très médiatisé mercredi, estime que les internautes canadiens, peu importe s'ils se trouvent dans un secteur urbain ou rural, sont en droit de s'attendre à un service internet haute vitesse de 50 mégabits par seconde.

Les municipalités doivent en prendre acte. « Si on investit pour l'avenir, il faut le faire avec les meilleures technologies disponibles. On ne peut pas recommencer tous les cinq ans », fait valoir M. Desmarais.

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