Un budget sans grandes variations à Waterloo

Le maire de Waterloo, Pascal Russell... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Le maire de Waterloo, Pascal Russell

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Waterloo) En 2017, les contribuables de Waterloo recevront un compte de taxes fort semblable à celui de cette année. Bien que les taux demeurent les mêmes, une hausse du tarif pour le service des incendies fera grimper légèrement la note.

Le budget, adopté mardi soir par les élus, assure aux citoyens un gel des taxes foncières pour les résidences (0,90 $), les commerces et institutions (2,06 $), les terrains vagues desservis (1,80 $) et les industries (2,11 $). 

Les propriétaires inclus dans les zones industrielles I6, I7 et I8 (sans infrastructures municipales), en bordure de la sortie 88 de l'autoroute des Cantons-de-l'Est, verront cependant leur taux d'imposition passer de 2,11 $ à 0,90 $ par 100 $ d'évaluation. Avec ce tarif, la Ville souhaite devenir plus compétitive face à d'autres parcs industriels­ de la Haute-Yamaska.

« On est reconnu comme un conseil municipal progressiste et on n'a pas l'intention de s'asseoir sur nos lauriers », a laissé entendre le maire Pascal Russell, qui présentait son dernier budget avant son départ officiel de la mairie en 2017. 

11 $ de plus par porte

Les tarifs liés aux écocentres, à la gestion des ordures, du recyclage et de l'eau demeurent également inchangés. Les services de la Sûreté du Québec diminueront pour leur part de 13 $ (de 153 $ à 140 $), alors que ceux de la sécurité incendie seront en hausse de 24 $ (de 104 $ à 128 $), pour une variation de 11 $ de plus par porte. 

Ce sera le cas tant pour une résidence de 182 200 $ de la rue Foster que pour une propriété de 352 200 $ de la rue des Flandres ou un immeuble de six logements du boulevard Horizon valant 481 100 $, a illustré M. Russell. Dans ce dernier cas, le compte sera donc en hausse de 66 $. 

En raison de la situation de Waterloo, l'idée de diminuer le taux de taxes n'aurait pas été « logique », affirme le maire, car cela aurait obligé la Ville à couper­ dans les services.

Le budget atteindra 9 317 113 $ en 2017, en hausse de 3,59 % par rapport à cette année. Selon M. Russell, il s'agit là d'un budget qui démontre le dynamisme de la municipalité, respecte l'environnement, augmente la sécurité des gens et assure la communication avec les citoyens.

À ce chapitre, mentionnons que Waterloo profitera bientôt des services à temps partiel d'un commissaire industriel et d'un agent de communications pour mieux « vendre » la ville.

D'autre part, la valeur imposable totale de la ville de Waterloo a grimpé de 2 % cette année, passant de 327 780 600 $ à 334 256 000 $. Si les terrains vagues et le volet industriel ont connu une baisse de valeur, les propriétés résidentielles ont majoritairement contribué à cette variation positive.

Plusieurs projets dans l'air

Il y aura plusieurs projets en cours à Waterloo en 2017. Parmi eux, mentionnons l'installation de panneaux d'affichage électronique (à l'aréna, au centre-ville et à l'entrée de la ville, rue Robinson) pour 100 000 $, le pavage de rues (à déterminer) à hauteur de 300 000 $, la réfection de la passerelle Stevens au montant de 425 000 $ et l'installation de six bornes de recharge électrique aux quatre coins du territoire.

Une enveloppe de 150 000 $ sera aussi injectée dans les festivités du 150e anniversaire de la ville. 

Des travaux majeurs permettront par ailleurs la réfection de la rue du Pré-Sec estimée à 2 000 000 $ et pour laquelle la Ville s'attend à débourser 600 000 $. 

Une portion de la rue de la Cour, entre Foster et Taylor, deviendra un sens unique et inclura un corridor cyclable. 

Le réaménagement de l'intersection des rues Foster et Allen (avec traverses piétonnières, parc et bande cyclable) est aussi dans les plans de la municipalité.

Une somme de 2 780 000 $ est prévue pour la construction de la nouvelle caserne de pompiers, dont 926 852 $ devraient être à la charge de la Ville. Le projet est en effet admissible à un octroi gouvernemental couvrant de 50 % à 66 % des coûts. Les plans et devis pour ce projet sont déjà complétés. La municipalité attend le feu vert pour lancer les travaux.

« On n'a pas les moyens de passer à côté des subventions, même s'il faut parfois attendre », a précisé Pascal Russell. 

Au total, le programme triennal d'immobilisations 2017 s'élève à 6 339 219 $, la majeure partie provenant d'emprunts et/ou de subventions. En 2018, les dépenses devraient se chiffrer à 3 950 000 $, puis à 6 300 000 $ en 2019.

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