Cowansville: Labbé se prononce contre le PTI

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La conseillère Corinne Labbé estime que la Ville de Cowansville doit se doter d'une politique de gestion de la dette.

Julie Catudal, archives La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) La Ville de Cowansville ne peut se permettre un plan triennal d'immobilisations de 24,4 millions de dollars, dont 16,2 millions de dollars en 2017, croit Corinne Labbé. Des dépenses d'une telle ampleur étoufferont financièrement les citoyens, pense la conseillère municipale.

Mme Labbé s'est prononcée contre l'adoption du PTI 2017-2019 mercredi lors de l'assemblée spéciale prévue à cet effet. Elle craint que le taux d'endettement ne nuise à la municipalité et ses citoyens. Il est temps, selon elle, que la Ville se dote d'une politique de contrôle de la dette.

À la fin de l'année 2016, a indiqué Mme Labbé, la dette à la charge de la Ville sera de 23,5 millions de dollars. Avec les travaux planifiés en 2017, la portion de la dette, dont la Ville est responsable, grimpera à près de 32,7 millions de dollars.

« Ce ne sont pas de bonnes nouvelles qui attendent nos citoyens. Ils vont être rattrapés en 2018 (par ces dépenses) », a-t-elle dit en entrevue. Les citoyens, explique-t-elle, doivent faire face à l'inflation, à des hausses de tarifs d'électricité, des hausses du prix de l'essence. Ils n'ont pas les moyens de voir leur compte de taxes foncières augmenter, dit-elle.

Rythme trop rapide

Si elle se dit favorable aux investissements dans les infrastructures, la conseillère du quartier de Ruiter est d'avis que le rythme des travaux est trop rapide en considérant la capacité de payer des citoyens. « Il faut qu'on investisse. Mais c'est très intensif depuis quelques années. Ça prend des limites. »

Elle propose que la Ville, à l'instar d'autres municipalités de la région, détermine des limites pour contrôler sa dette. « Il faut que l'on prenne le temps de réfléchir et de se donner des balises », dit-elle. Celles-ci, suggère-t-elle, pourraient être basées sur des indicateurs financiers comme les revenus annuels de la Ville et sa richesse foncière.

Profiter du FEPTEU

En entrevue mercredi, le directeur général de la Ville, Claude Lalonde, a indiqué que le PTI de 2017 est plus élevé que d'habitude parce que la municipalité veut profiter du Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU).

Ce programme est subventionné à 83 % par Ottawa et Québec. Les travaux doivent cependant être réalisés avant le 31 mars 2018, a-t-il dit. C'est une occasion unique de mettre aux normes des infrastructures souterraines (aqueduc et égout) et routières à peu de frais pour la Ville, selon lui.

Le maire suppléant Michel Charbonneau n'a pas rappelé La Voix de l'Est jeudi.­

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