Pneus d'hiver: les automobilistes sont prêts ou presque

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) L'obligation d'équiper son véhicule de pneus d'hiver semble bien ancrée dans les habitudes des automobilistes.

Quelques heures avant la date butoir du 15 décembre, La Voix de l'Est a accompagné un spécialiste qui a constaté que tous les véhicules qu'il a inspectés, à une exception près, étaient chaussés de pneus d'hiver. Seulement une poignée d'autos avaient des pneus qui, dans certains cas, avaient largement atteint leur durée de vie utile. 

Mercredi matin. Premier arrêt du spécialiste Patrick Bouliane : le stationnement du cégep de Granby Haute-Yamaska, rue

St-Jacques. Plus d'une cinquantaine de voitures, véhicules utilitaires sport et camions ont été vérifiés. Tous étaient chaussés de pneus d'hiver. La plupart étaient en très bon état, dont plusieurs neufs ou presque.

« On ne voit pas beaucoup de pneus bas de gamme. En général, les pneus sont de bonne qualité. Les gens investissent dans de bons pneus d'hiver », constate le directeur du Pneu Concept/ Point S de Granby, en effectuant la tournée.

Trois véhicules ont retenu l'attention du spécialiste. D'abord un véhicule utilitaire sport dont les pneus à l'avant n'étaient plus du tout bons. « C'est extrême », illustre M. Bouliane. Un autre véhicule avait aussi ses quatre pneus dans un état d'usure avancée.

Les pneus à l'avant de ce véhicule utilitaire... (Janick Marois, La Voix de l'Est) - image 2.0

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Les pneus à l'avant de ce véhicule utilitaire sport n'étaient plus du tout en état de rouler. Quelques situations comme celle-là ont été observées par Patrick Bouliane.

Janick Marois, La Voix de l'Est

Durée de vie

Une voiture de marque Toyota avait non seulement des pneus qui avaient atteint la fin de leur durée de vie, mais ils dataient de plus de 10 ans. « C'est bon cinq ans un pneu. Il faut en tenir compte », dit-il.

Ce n'est pas une loi, précise le pro du pneu, mais après un certain temps, la semelle n'offre plus la même adhérence. 

D'ailleurs, les automobilistes attendent souvent les premiers flocons pour procéder à l'installation de leurs pneus d'hiver, mais ce n'est pas le seul facteur à considérer. La température de la chaussée qui chute en période hivernale influence l'adhérence des pneus, rappelle M. Bouliane.

Malgré tout, c'est souvent à la première neige que les automobilistes se ruent au garage, comme ce fut le cas cette année avec celle qui est tombée le 21 novembre.  

Deuxième arrêt : le stationnement du complexe commercial situé à l'intersection des rues St-Jacques et St-Charles. Le scénario n'était pas tout à fait le même qu'au précédent endroit. Un véhicule parmi la cinquantaine inspectés par le spécialiste était chaussé de pneus quatre saisons.

La propriétaire de la voiture a fait savoir que ses pneus d'hiver étaient chez elle et qu'ils ne restaient qu'à les installer avant minuit pour ne pas être en infraction. 

Cinquante pour cent des véhicules était chaussé de pneus qui avaient atteint la moitié de leur durée de vie. « Le portrait est moins beau qu'au cégep », constate M. Bouliane.

Quelques véhicules avaient également des pneus qui n'étaient plus en état de rouler dans des conditions hivernales. « Il est sous la limite légale et il y a deux sièges pour enfants dans l'auto », déplore M. Bouliane. À quelques pas de là, un camion de type pick-up était chaussé de pneus qui n'avaient guère meilleure mine. « C'est mort! », commente le spécialiste.

Contravention

La loi en vigueur depuis 2008 oblige non seulement les véhicules à être équipés de pneus d'hiver, mais ils doivent aussi être en état de rouler. Les citoyens doivent s'assurer qu'ils achètent des pneus avec le logo en forme de flocon homologuant qu'il s'agit bel et bien d'un pneu d'hiver. 

Un automobiliste qui enfreint la loi s'expose à une contravention de 200 $ plus les frais, ce qui fait grimper la facture à près de 300 $. « Les gens ont tout avantage à installer leurs pneus d'hiver pour eux et pour les autres », indique Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby. 

Depuis 2010, les policiers doivent d'ailleurs indiquer, en cas d'accident par exemple, si le véhicule était chaussé ou pas de pneus d'hiver. 

« On compte sur les gens pour s'adapter aux conditions routières et à les installer avant le 15 décembre pour être prêts. On a vu des tempêtes à Granby le 21 novembre et certaines personnes ont été prises par surprise, plusieurs ont endommagé leur véhicule et d'autres ont même mis leur vie en danger puisque leur véhicule n'était pas encore équipé de pneus d'hiver », souligne l'agent Rousseau.

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