Accusé d'agression sexuelle, il clame de nouveau son innocence

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«J'ai jamais fait d'avances ou quoi que ce soit aux jeunes, a déclaré Laurent St-Martin. C'est complètement faux.»

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Pascal Faucher
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(Granby) Comme à son premier procès, le Granbyen Laurent St-Martin a réitéré lundi que les accusations d'agression sexuelle sur des mineurs qui pèsent contre lui étaient des inventions.

«Y'a jamais rien eu avec (le premier plaignant)», a déclaré le journalier de 61 ans, lundi, alors qu'il était appelé à la barre par son avocate, Me Pascale Gauthier. Il a précisé n'avoir eu que des contacts sporadiques avec ce jeune, aujourd'hui adulte, qu'il a décrit comme ayant des problèmes- de comportement.

M. St-Martin a répété sensiblement la même chose au sujet des allégations faites par le deuxième plaignant. «Il ne s'est rien passé avec (lui), jamais, a-t-il dit. J'ai jamais fait d'avances ou quoi que ce soit aux jeunes. C'est complètement faux.»

Désinvolte, il a ajouté «je me demande ce que je fais ici aujourd'hui», ce à quoi la juge Julie Beauchesne, de la Cour du Québec, a aussitôt répondu: «Vous êtes accusé d'agression sexuelle sur deux personnes, c'est pourquoi vous êtes ici.»

Accusations

Selon la poursuite, M. St-Martin a eu des contacts sexuels -incluant masturbations et fellations- avec deux mineurs de son entourage, il y a une trentaine d'années. Les présumées victimes avaient quatre et 13 ans au début des faits reprochés. Une ordonnance de non-publication protège leur identité.

L'accusé a plaidé non coupable et soutenu que les témoignages des plaignants sont truffés d'invraisemblances. Lundi, ses propres réponses aux questions de la Couronne, représentée par Me Valérie Simard-Croteau, étaient souvent touffues et évasives.

À plusieurs reprises, la juge Beauchesne a dû sommer le sexagénaire de répondre aux questions et non de se perdre en détail.

Contradiction

Plus tôt dans la journée, la Couronne a terminé de contre-interroger sa conjointe, Danielle St-Martin, 60 ans. Elle aussi a répondu de façon décousue par moments. M. St-Martin l'a de plus contredite en affirmant qu'il s'était bel et bien déjà retrouvé seul avec l'un de plaignants.

La suite de ce procès a été fixée à la fin janvier. Les parties débattront alors d'un point de droit. Une autre audience devra ensuite être planifiée afin d'entendre les plaidoiries finales.

Le premier procès de Laurent St-Martin, concernant des accusations similaires, mais envers une jeune fille de six ans, s'est terminé en septembre. Le verdict doit être prononcé au début janvier.

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