Fin de session parlementaire: Bonnardel dresse son bilan

Le député de Granby, François Bonnardel.... (archives La Voix de l'Est)

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Le député de Granby, François Bonnardel.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) La session parlementaire s'est terminée à Québec tôt samedi matin, à 4 h 45, avec un vote sur le projet de loi sur les hydro-carbures. François Bonnardel dresse le bilan des derniers mois.

La dernière journée de session parlementaire a été marquée par un bâillon imposé par les libéraux pour forcer l'adoption du projet de loi 106 sur la politique énergétique. « Honnêtement, on commence à être habitués : on est toujours pris avec un bâillon, ou presque, depuis le début du mandat (libéral) à la fin de la session. Il y a un déni de démocratie, c'est certain », a réagi en entrevue le député caquiste de Granby.

Au final, 62 députés ont voté en faveur et 38 contre. 

En vertu de la procédure de bâillon, les députés ont débattu du volumineux projet de loi 106, qui comprend près de 400 articles, en commission plénière toute la soirée et toute la nuit. Ils ont cependant eu droit à un court répit puisqu'un peu avant minuit, le président de l'Assemblée a décidé de suspendre les travaux pendant deux heures.

Après 140 heures d'étude en commission parlementaire, les libéraux ont plaidé que les délibérations avaient assez duré et qu'il y avait urgence de mettre en place les outils législatifs de mise en oeuvre de la politique énergétique 2030. Le texte législatif accorde notamment un droit d'expropriation aux entreprises pétrolières et n'encadre aucunement la fracturation­ hydraulique.

François Bonnardel espère que ce droit d'expropriation ne sera jamais utilisé. « J'ai amené ce point hier (vendredi). Il faut absolument qu'on soit capables de défendre tous ceux qui possèdent un lot de terrain et qui, demain matin, pourraient recevoir la visite d'une compagnie pour les exproprier parce qu'il y a un potentiel. Je m'excuse, mais ce n'est pas comme ça qu'on fonctionne en 2016. Il ne faut pas commencer à bulldozer le territoire­ », s'insurge le caquiste. 

Échec

Dans les autres ministères, le constat n'est pas plus rose, croit le député de Granby et leader parlementaire de la deuxième opposition.

« Après trois ans, la situation en santé n'a pas vraiment changé, poursuit-il. Les gens de Granby­ n'ont toujours pas accès à un médecin de famille les soirs et les fins de semaine. Les délais d'attente sont toujours aussi importants. Le gouvernement devait abolir ces fameuses élections scolaires, mais non, les libéraux ont reculé encore une fois. »

Une fois de plus, il réitère son désir qu'une baisse d'impôt soit adoptée pour donner de l'oxygène aux contribuables. Avec le retour à l'équilibre budgétaire et un surplus qui se dessine, il souhaite que le gouvernement remette 1000 $ de plus dans les poches d'une famille qui gagne moins de 140 000 $. Si ses souhaits deviennent réalité, la nouvelle arriverait à point alors qu'on prévoit une fois de plus une augmentation substantielle du panier d'épicerie.

Dans la région

Le ministre Gaétan Barette a récemment annoncé un investissement de 100 M $ pour l'ajout de 2100 places de plus en hébergement, en réadaptation et en convalescence afin de libérer les lits dans les hôpitaux. Pour le moment, la répartition de ces places n'est pas connue.

« J'ai hâte de voir combien de places vont nous être données. On en souhaite parce qu'il parlait d'hôpitaux qui ont des lits de longue et de courte durée. Le 4e étage de l'hôpital à Granby est un CHSLD dans l'hôpital, ce qui est un peu difficile à comprendre et un peu ridicule. J'espère qu'on va être capables d'avoir notre lot de places », dit-il.

L'autre dossier qui tient à coeur à M. Bonnardel est le lien routier entre Drummondville et les lignes américaines. « Eurêka­, j'oserais dire, le ministre Laurent Lessard me dit que la semaine prochaine, le rapport va être accessible sur le site du ministère­. J'ai hâte de voir. »

Retour en février

Les députés siègeront à nouveau en février. D'ici là, avec le retour de convalescence de Pierre Moreau et la chute de popularité du Parti libéral du Québec dans les résultats des élections partielles, un remaniement ministériel devrait avoir lieu en début d'année. 

« Quand t'as un premier ministre qui remanie un gouvernement fatigué, usé, tu joues avec le même jeu et ça ne change absolument rien », déclare François Bonnardel. Lorsqu'on lui demande qui, selon lui, devrait perdre son chapeau de ministre, le député nomme deux cas.

« Pierre Paradis n'est pas dans les bonnes grâces de l'UPA et on l'a vu dans les dernières semaines, sinon dans les derniers mois. C'est très difficile pour l'industrie, le ministre est fermé, les agriculteurs vont avoir des augmentations substantielles de taxe avec les nouvelles normes. Il y a aussi la ministre de la Justice (Stéphanie­ Vallée), avec le projet de loi 62 (sur la neutralité de l'État), qui s'embourbe et qui ne veut pas le retirer. En plus, s'il y a prolongation des discussions, le projet de loi 62 va tomber mort comme tous les projets de loi qui sont au feuilleton. Ça serait une bonne chose, je l'avoue. Ces deux ministres sont présentement des maillons faibles, c'est indéniable. »

- Avec la collaboration de la Presse canadienne

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