Barrage sur la rivière Yamaska: l'arrêt des travaux décrété

Des problèmes de bétonnage seraient en cause pour... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Des problèmes de bétonnage seraient en cause pour expliquer que seulement 25 % des travaux pour reconstruire le barrage sur la rivière Yamaska Sud-Est à Cowansville ont été réalisés.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) La reconstruction du barrage sur la rivière Yamaska Sud-Est au centre-ville de Cowansville ne sera pas complétée cette année. La Ville a ordonné l'arrêt des travaux parce que l'entrepreneur n'a réalisé que 25 % des travaux à l'intérieur des dix semaines qui lui étaient imparties pour terminer le chantier.

Des problèmes techniques auraient retardé les travaux, a expliqué Claude Lalonde, directeur général de la Ville. Pour éviter une explosion possible des coûts et pour protéger la Ville d'un point de vue juridique, le conseil municipal a décidé de geler le chantier, a-t-il dit. L'affaire est maintenant entre les mains du procureur de la Ville. Il devra discuter avec ceux de l'entrepreneur et de sa compagnie d'assurance pour trouver une solution à la situation.

Les avocats devront s'entendre à savoir comment terminer la construction et qui assumera de potentiels coûts additionnels. Comme le prévoient les règles de soumissions sur des projets publics, la compagnie qui a obtenu le contrat, Construction Généphi, a déposé une caution à la Ville équivalant à 50 % des coûts des matériaux et 50 % des coûts de la main-d'oeuvre, soit 387 500 $, la moitié de la valeur du contrat de 775 000 $. Cet argent, une garantie offerte par l'entrepreneur de Saint-Sauveur, pourrait servir­ à défrayer les coûts additionnels.

Nous avons communiqué jeudi avec le responsable du projet chez Construction Généphi, Pascal Patrice. Il ne nous a pas rappelés.

En entrevue jeudi, M. Lalonde a indiqué que des problèmes de bétonnage seraient en cause dans le retard des travaux. L'entrepreneur aurait eu des difficultés à gérer l'eau près des coffrages, rendant encore plus complexe le coulage de ciment. Il était illusoire de poursuivre le chantier, dit-il, soulignant l'arrivée du temps froid et les difficultés de couler du béton en de telles circonstances. D'où la sommation, le 20 novembre, à l'entrepreneur par le procureur de la Ville de fermer le chantier.

M. Lalonde est d'avis que les travaux reprendront au printemps. « Il faut prendre le temps d'analyser tout ce qui s'est passé et s'assurer qu'on est tous sur la même page. Mais ils ont l'obligation de les compléter », a-t-il indiqué.

La Ville acheminera dans les prochaines semaines une demande de certificat d'autorisation pour effectuer des travaux dans la rivière Yamaska Sud-Est. Son CA pour le projet stoppé vient à échéance à la fin du mois de mars.

M. Lalonde n'entrevoit pas de problème avec le ministère de l'Environnement pour obtenir son autorisation. « C'est dommage parce que les travaux devaient être terminés et payés. On devait être passé à autre chose. »

Extras de 326 700 $

Les nouvelles sont meilleures pour l'autre grand chantier de l'année à Cowansville. La démolition du pont Eugène-Boisvert sur la rue Principale a été complétée dans les délais prévus. « Nous avions dit aux commerçants que tout allait être rouvert vers le 1er décembre. La circulation a été rouverte vendredi dernier­», a dit M. Lalonde.

Les travaux ont toutefois coûté plus cher que prévu. Un montant de 326 691,94 $ a été ajouté, portant la facture à 2 888 955,72 $, a confirmé M. Lalonde. La fondation d'une partie de la rue Principale, face au magasin Tigre Géant, a dû être reconstruite. « Ça arrive dans de gros chantiers. Il y a des surprises et on doit s'ajuster. »

Lors des travaux, les fondations de trois maisons ont été découvertes sous la rue Principale, explique Sylvain Perreault, directeur des travaux publics de la Ville. Elles ont été démolies lorsque la rue a été réaménagée dans ce secteur dans les années 60. « On a retrouvé du bois, du ciment et des bouts de tuyau. On dirait qu'ils ont tout mis dans le trou et qu'ils ont ensuite enterré tout ça. »

Les dépassements représentent 12,75 % de la valeur du contrat.

Ça reste dans les normes pour des travaux d'une telle ampleur, selon M. Lalonde. La facture finale pourrait diminuer, précise-t-il. La quantité de matériaux utilisés dans la reconstruction de la rue est moindre que dans les estimations. Un montant de 95 000 $ pourrait être déduit du montant, a-t-il souligné.

« C'est un chantier qui s'est vraiment bien passé. On a eu une très grande collaboration de l'entrepreneur, Excavation Saint-Pierre. On est très contents des résultats. »

Des travaux d'architecture sur le mur du centre commercial Place du Parc, qui longe l'artère, restent à faire. Des travaux d'aménagements paysagers seront par ailleurs effectués au printemps, a dit le directeur­ général.

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