Le GASP demande à Québec d'être cohérent

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«Chez beaucoup de groupes à travers la province, la Loi 25 a amené beaucoup de réactions parce qu'on sait que ce sont des mesures qui vont amener beaucoup de gens à la rue», affirme le coordonnateur du GASP, Nicolas Luppens.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le Groupe actions solutions pauvreté (GASP) joint sa voix à celles d'organismes de partout au Québec qui demandant au gouvernement Couillard d'être cohérent dans ses stratégies de lutte contre l'itinérance.

Différents groupes ont convié les médias, mercredi matin, afin de décrier le fait que les stratégies ne suivent pas les engagements pris par le gouvernement et vont même à leur encontre. Ils ont profité de l'approche du budget 2017 pour faire pression.

Malgré les actions et les mesures du Plan d'action interministériel en itinérance 2015-2020, la situation en itinérance ne fait que se dégrader, selon Nicolas Luppens, coordonnateur du GASP, qui a tenu à appuyer l'action de mercredi.

« Il y a certaines mesures qui vont vraiment à l'encontre de ce plan-là, déplore M. Luppens en entrevue. Il n'y a qu'à penser à la loi 25. » Cette loi découle du controversé projet de loi 70 qui venait modifier la loi sur l'aide sociale. Les premiers demandeurs, s'ils refusent de participer au programme Objectif emploi, pourraient voir leur chèque d'aide sociale amputé de moitié.

« Chez beaucoup de groupes à travers la province, la loi 25 a amené beaucoup de réactions parce qu'on sait que ce sont des mesures qui vont pousser beaucoup de gens à la rue. Pour nous, c'est un des aspects fondamentaux avec celui des logements sociaux. Le plan veut offrir davantage de logements abordables, mais l'enveloppe Accès Logis a été amputée de moitié il y a deux ans et ça a été reconduit au dernier budget. »

M. Luppens relève notamment un projet déposé par l'OMH de Granby en 2016 et qui, malgré le soutien de la communauté et de la Ville, n'a pas reçu l'aval du gouvernement québécois. Le projet prévoyait 96 unités de logements sociaux avec 10 % d'unités pour les personnes itinérantes ou en santé mentale, alors qu'il y a une demande pour 300 nouveaux logements­ à Granby.

Il souligne aussi que, plutôt que d'offrir un soutien aux commissions scolaires pour aider les élèves des milieux défavorisés, afin qu'ils complètent avec succès leur scolarité, le financement a été réduit au primaire et au secondaire, une mesure qui a eu des impacts directs sur les services aux élèves. 

Aucun financement n'a été ajouté en Haute-Yamaska pour le soutien communautaire en logement social, une action pourtant ciblée dans le plan, dit le GASP. Même chose pour les services qui visent l'intégration sociale des personnes itinérantes pour les aider à sortir de la rue ou pour les centres de jour dans la région.

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