Un espace vert à la place du presbytère de l'église Notre-Dame

Nouvelle étape dans le projet de réaménagement de... (Alain Dion)

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Nouvelle étape dans le projet de réaménagement de l'église Notre-Dame. Un avis de démolition a été apposé sur le presbytère qui jouxte l'ex-lieu de culte.

Alain Dion

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Nouvelle étape dans le projet de réaménagement de l'église Notre-Dame, à Granby. Un avis de démolition a récemment été apposé sur le presbytère qui jouxte l'ex-lieu de culte. Et s'il n'en tient qu'au maire, un nouvel espace vert « axé sur les étudiants » sera aménagé à la place du bâtiment.

« On en a discuté à plusieurs reprises au conseil municipal. On sait qu'on s'en va là. C'est plus une formalité qu'autre chose », a commenté mercredi le maire, Pascal Bonin, au sujet de la démolition annoncée. 

Selon lui, ce n'est pas d'hier que le presbytère ne cadre pas avec le projet d'institut technologique du Cégep de Granby, qui doit en partie se déployer au sous-sol et dans la sacristie de l'église. 

« Le presbytère n'a pas de valeur patrimoniale et il ne répond pas aux normes du bâtiment. Ça coûterait plus cher de le remettre aux normes que la valeur du bâtiment. Et je ne suis pas sûr que ça mettrait l'église très en valeur de garder cette verrue urbanistique là », affirme Pascal Bonin. 

Ce dernier semble par ailleurs avoir une idée très claire de ce que ce nouvel espace dégagé pourrait devenir. « On verra avec les idées que les citoyens vont amener durant le processus de consultation pour le réaménagement du centre-ville, mais, moi, je vois un parc très futuriste, très moderne, axé sur la vie des étudiants », dit le maire. 

Baptisé Place du savoir, ce futur espace vert est d'ailleurs l'une des quatre places proposées par la Ville de Granby dans le projet de réaménagement du centre-ville. Le maire aimerait que l'endroit soit notamment propice - avec le mobilier urbain approprié - pour y faire des devoirs, recharger son ordinateur portable. « Le wi-fi serait incontournable. Ça serait un lien naturel entre le Cégep et le centre-ville », dit-il. 

Phase deux

Lorsque les détails du projet d'institut technologique caressé par la Ville et le Cégep ont commencé à filtrer il y a deux ans, il a été mentionné que le presbytère pourrait être démoli pour être remplacé par un autre bâtiment dans le cadre d'une deuxième phase du projet. Mais le maire Bonin dit aujourd'hui croire que d'autres options peuvent être étudiées.

« Il y a d'autres terrains au Cégep qui pourraient être utilisés pour une phase deux. (...) Quand on a une chance d'agrandir un espace vert au centre-ville, il ne faut pas la rater. Je vais être dur à convaincre qu'il faut mettre autre chose qu'un parc à cet endroit-là », croit Pascal Bonin. 

Selon lui, ce nouvel espace pourrait en outre être utilisé pour des spectacles ou divers événements, comme les Couleurs urbaines. « Ça va donner de belles options », ajoute-t-il. 

Le comité de démolition de la Ville, présidé par le maire, traitera le dossier du presbytère Notre-Dame lors de sa prochaine rencontre, le 12 décembre, à 17 h 45, à l'hôtel de ville. 

Selon la directrice du service juridique, Catherine Bouchard, le permis ne pourra toutefois être délivré que 30 jours après la rencontre du comité, soit à la mi-janvier, au cas où la décision ferait l'objet d'un appel. Cette période coïncidera en outre avec la fin de l'appel d'offres publié mercredi pour la démolition du presbytère. 

«Faire des choix»

Pascal Bonin affirme par ailleurs que les plans finaux du réaménagement de l'église Notre-Dame devraient être présentés au conseil municipal au cours des prochaines semaines. Si le sous-sol sera occupé par le Cégep pour sa nouvelle technique de génie mécanique, la nef, elle, sera transformée en salle multifonctionnelle. Un défi qui est loin d'être simple, selon le maire. 

« C'est complexe parce qu'on veut mettre en valeur le patrimoine dans son intégralité le plus possible. En même temps, on veut remettre ça aux normes et être polyvalent. Il va sûrement falloir faire des choix. Essayer de faire un institut technologique et sauver le patrimoine, ce n'est pas une mince tâche », laisse tomber Pascal Bonin.

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