La ferme expérimentale de Frelighsburg renaît

Le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire du... (Janick Marois)

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Le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire du Canada, Lawrence MacAulay est entouré du député fédéral de Brome-Missisquoi, Denis Paradis (à droite), et de son homologue québécois, Pierre Paradis, également député provincial de Brome-Missisquoi.

Janick Marois

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Frelighsburg) Le suspense qui durait depuis plus de quatre ans entourant l'avenir de la ferme expérimentale de Frelighsburg a pris fin vendredi. Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) reprend le flambeau et rouvrira la ferme au printemps prochain.

Le tout se fera pour la somme de deux millions de dollars, à laquelle s'ajoutera un budget de fonctionnement annuel de 500 000 $, a annoncé vendredi le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire du Canada, Lawrence MacAulay. Celui-ci était accompagné du député fédéral de Brome-Missisquoi, Denis Paradis, et de son homologue québécois, Pierre Paradis, également député provincial de Brome-Missisquoi, pour en faire l'annonce.

Rappelons que la ferme expérimentale de 113 hectares avait été inaugurée en 1969. En décembre 2012, sous un gouvernement conservateur, l'endroit a été fermé par Agriculture et Agroalimentaire Canada dans l'optique de la vendre.

Le ministre québécois de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation a souligné le travail colossal derrière l'annonce de vendredi. « Il y avait une pancarte à vendre devant la ferme depuis 2012, a dit Pierre Paradis. Travaux Publics Canada avait le mandat de renverser la décision. Pour ce faire, ça prend beaucoup d'expérience politique, de détermination et surtout, un projet qui en vaut la peine. »

« On parle d'enjeux qui touchent toute l'industrie agricole et qui nous rejoignent trois fois par jour dans l'assiette, a poursuivi Pierre Paradis. (...) Cette ferme se devait de rouvrir. »

Sans annoncer quelconque financement de la part de Québec, il a ajouté que son gouvernement est en discussions « sur une base continuelle » avec Ottawa et qu'il dispose de budgets en matière de recherche. « Nous sommes loin d'être fermés », a-t-il glissé.

Agriculture et développement durable

De quatre à six chercheurs et employés pourraient être embauchés à la ferme, où la recherche sera axée sur le développement durable. Elle visera entre autres à favoriser le dévelop­pement de nouvelles technologies propres protégeant les ressources en eau et en sol, mais aussi des outils de biovigilance active et de gestion de culture.

« Le gouvernement a investi dans la recherche pour rester compétitif. La science, comme l'agriculture et l'environnement, sont des priorités de notre gouvernement. Nous souhaitons réduire notre empreinte environnementale et faire face aux changements climatiques », a souligné le ministre MacAulay.

On s'intéressera par ailleurs au maïs, au soya et aux différents types de fourrages. On étudiera aussi les effets des changements climatiques sur les fruits afin d'en développer des variétés capables de résister aux variations de température. 

« La science est un outil puissant pour la prise de mesures environnementales dans les exploitations agricoles canadiennes. La recherche menée à Frelighsburg aidera nos agriculteurs à accroître leur production pour nourrir une population mondiale croissante tout en protégeant notre environnement. Grâce à la recherche, nous créerons un environnement plus propre et notre industrie agricole sera plus solide et plus productive », croit Denis Paradis.

À ses yeux, la concrétisation de cet engagement électoral était d'ailleurs « une journée extraordinaire » dans sa vie politique, a-t-il pris soin de souligner. 

Le député de Shefford, Pierre Breton, tenait à être présent lors de l'annonce de la réouverture, qui aura des répercussions directes pour sa circonscription. « C'est une excellente nouvelle, a-t-il souligné. Notre gouvernement a toujours dit qu'il mettrait l'agriculture et l'environnement au centre de ses préoccupations. »

L'implication d'Hortinove indéterminée

Depuis la fermeture de la ferme, un projet de relance piloté par la municipalité et un organisme sans but lucratif, Hortinove, avait pris forme. Ce projet souhaitait recentrer les activités de la ferme expérimentale autour de la recherche sur les vignes, les pommes et les petits fruits, mais aussi sur la mise en marché et la transformation de ces produits. Dans son plan d'affaires présenté en 2014 à AAC, Hortinove offrait 500 000 $ pour acheter la ferme. 

Interrogé par La Voix de l'Est sur la possible implication d'Hortinove­ dans la relance de la ferme, le ministre MacAulay a répondu que le projet relèverait uniquement d'Agriculture et de l'Agroalimentaire­ Canada.

Le maire de Frelighsburg, Jean Lévesque, n'interprète pas cette réponse comme un rejet du revers de la main de la part d'Ottawa. Il se réjouit plutôt de la réouverture prochaine de l'institution. « Il y a un esprit de collaboration, a-t-il relevé. D'avoir une ferme, c'est déjà un avantage. On sait maintenant qu'il y a des possibilités : hier on ne savait rien. »

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