Un Brighamois aurait tenté de noyer sa conjointe

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Deux nouvelles accusations se sont ajoutées contre Guy Maurice Algier, un homme au lourd passé judiciaire.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Saint-Hyacinthe) Guy Maurice Algier aurait volontairement dirigé sa voiture dans un fossé inondé, le 5 novembre, avec sa conjointe à ses côtés. Il aurait ensuite tenté de la noyer.

Selon la poursuite, il aurait dit «je t'aimais bébé, je t'aimais bébé» en tenant la tête de Manon Lataille sous l'eau, a indiqué le juge Marc-Nicolas Foucault, jeudi, en rappelant les faits énoncés par la Couronne. Le couple vivait des difficultés et la plaignante aurait, la veille, manifesté son désir de rompre.

Le lendemain matin, ils devaient se rendre à un bingo, mais l'accusé aurait utilisé un prétexte pour emprunter un rang isolé de la municipalité d'Ange-Gardien. Mme Lataille affirme avoir alors refusé de reparler de leur séparation imminente.

M. Algier serait devenu crispé, et l'embardée est survenue. «Elle dit ne l'avoir jamais vu comme elle l'a vu», a dit le juge. 

Différends

Un mois plus tôt, M. Algier aurait aussi lancé à la plaignante «une balle, ça coûte pas cher» à la suite d'une dispute. Le couvreur de 52 ans et père de deux enfants «semble régler ses différends par la violence et l'imposition d'une certaine crainte», a dit le magistrat en refusant de remettre l'accusé en liberté pour la suite des procédures judiciaires.

Il a souligné ses nombreux antécédents incluant voies de fait, menaces, utilisation illégale d'une arme à feu et plusieurs engagements de garder la paix. «C'est un individu qui ne respecte pas ses conditions», a dit Me Isabelle Morin, du ministère public.

Un bris d'engagement s'est d'ailleurs ajouté contre M. Algier, la semaine dernière. Début novembre, il aurait téléphoné de prison à l'une de ses filles, ce qui lui était interdit, et exigé qu'elle modifie sa déposition incriminante à son endroit. D'où l'accusation supplémentaire d'entrave à la justice.

Preuve solide

M. Algier soutient avoir aidé la présumée victime à sortir de l'eau plutôt que de la noyer et que l'embardée était un accident. Mme Lataille a dû être soignée pour une entorse cervicale, des ecchymoses et de l'eau dans les poumons.

Une reconstitutionnaliste de la SQ a statué que le lieu du crime allégué ne comportait pas de traces de freinage et que la voiture était en bon état.

«La version de l'accusé n'est pas compatible avec la preuve au dossier, a dit le juge Foucault. La remise en liberté minerait la confiance du public envers l'administration de la justice. La preuve semble solide et la probabilité de condamnation est élevée; une peine d'emprisonnement pourrait être imposée.»

Hormis les deux récentes charges, Guy Maurice Algier fait face à des accusations de tentative de meurtre, voies de fait graves, voies de fait causant des lésions et conduite dangereuse.

Son dossier reviendra devant la cour le 6 décembre, pour la forme. À la défense, Me Jocelyn Grenon a fait savoir qu'il exigera la tenue d'une enquête préliminaire.­

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