La CAQ demande plus de crocs pour les protecteurs de l'élève

Il est temps que les protecteurs de l'élève... (archives La Voix de l'Est)

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Il est temps que les protecteurs de l'élève embauchés par les différentes commissions scolaires québécoises aient plus de «mordant», soulève le député de Granby, François Bonnardel.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Il est temps que les protecteurs de l'élève embauchés par les différentes commissions scolaires québécoises aient plus de « mordant », soulève le député de Granby, François Bonnardel. Son parti, la Coalition Avenir Québec, réclame depuis mardi plus de pouvoirs pour ces défenseurs des écoliers.

La CAQ demande notamment qu'ils soient indépendants des commissions scolaires qui les embauchent et les rémunèrent. Actuellement, les commissions scolaires sont en droit d'ignorer les rapports des protecteurs de l'élève et de faire fi de leurs recommandations. 

« On veut qu'au-delà du pouvoir de recommandation, les commissions scolaires répondent des plaintes qui sont formulées », clame le leader parlementaire.

Son collègue porte-parole en matière d'éducation, Jean-François Roberge, a affirmé plus tôt cette semaine que les parents qui ont recours au protecteur de l'élève en ressortent souvent insatisfaits. De plus, souligne le parti, les quelque 70 protecteurs de l'élève travaillent en vase clos. Ils ne partagent pas leurs décisions, qui ne servent donc pas de jurisprudence aux autres établissements scolaires.

En ce sens, le parti demande la création d'un bureau national du protecteur de l'élève, relevant du ministre de l'Éducation. Ce faisant, un rapport annuel recensant toutes les plaintes pourrait être publié et amener une plus grande cohésion de tous les protecteurs, issus d'équipes régionales couvrant toute la province.

La proposition de la CAQ s'effectuerait à coût nul, tient à préciser le député de Granby. 

La commission scolaire du Val-des-Cerfs a recours aux services de Me Christian Beaudry à titre de protecteur de l'élève, de concert avec les commissions scolaires des Hautes-Rivières, de Sorel-Tracy et de Saint-Hyacinthe. Son mandat ayant débuté le 1er décembre 2013 s'est terminé le 30 novembre dernier (hier). Me Beaudry est également protecteur de l'élève à la commission scolaire Eastern Townships.

Au cours des quatre dernières années, entre 10 et 17 plaintes lui ont été soumises annuellement sur le territoire de Val-des-Cerfs, révèle M. Bonnardel.

Rappelons que le processus de plainte compte plusieurs étapes avant d'en arriver au protecteur de l'élève. Les parents doivent tenter d'abord de trouver une solution avec l'employé concerné, puis de communiquer avec la direction de l'école. Si le problème n'est pas résolu à leur convenance, ils peuvent alors s'adresser au responsable des plaintes de la commission scolaire. Dans certains cas, une révision de la plainte sera possible par la suite si les parents sont toujours insatisfaits. 

C'est en dernier recours, donc, que l'appel au protecteur de l'élève est envisageable. De plus, son rôle « est d'entendre les plaintes, mais il n'est pas un ombudsman et ne peut renverser les décisions prises par la CSVDC », peut-on lire sur le site Internet de la commission scolaire.

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