Un plan d'action pour soigner le lac Davignon

De nombreux citoyens se sont déplacés mardi soir... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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De nombreux citoyens se sont déplacés mardi soir à Cowansville pour en apprendre davantage sur la conservation du lac Davignon.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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(Cowansville) La conservation du lac Davignon de Cowansville passera par trois principaux axes d'action, a-t-on pu apprendre lors de la rencontre d'information où de nombreux citoyens se sont déplacés, mardi soir, à la bibliothèque municipale.

Le contrôle du débit de l'eau des bassins versants, l'interception des sédiments d'origine anthropique et un meilleur encadrement du développement et de l'occupation future du territoire seront les gestes à poser pour sauvegarder le lac aux prises avec un problème d'envasement qui ne va pas en s'améliorant, affirme Simon Lajeunesse, coordonnateur de la gestion de l'eau à la MRC de Brome-Missisquoi.

L'envasement d'un lac est un phénomène naturel, mais les actions humaines, comme la construction, viennent aggraver la situation. « L'eau est drainée encore plus rapidement. Il faut être conscients de l'impact et régler le problème de stabilisation des berges, en entretenant les bandes riveraines et les fossés, par exemple. Avec le recul, on sait qu'on aurait pu faire les choses différemment, maintenant on sait comment s'y prendre », croit M. Lajeunesse, qui se dit optimiste pour l'avenir du lac Davignon.

La solution de végétaliser les bandes riveraines a déjà fait ses preuves. Vingt mille arbustes sont distribués chaque année, couvrant aujourd'hui plus de 100 kilomètres de bandes. En 2017, la distribution débutera le 13 mai. « En ville, on peut commencer à intégrer des ouvrages de gestion de pluie dans l'architecture », estime le coordonnateur­ de la gestion de l'eau.

Il faudra également mieux protéger la forêt, puisque le bassin versant du lac Davignon est composé à 80 % de couvert forestier.

Il faudra donc déterminer dans le plan d'action pour 2017 des objectifs pour le lac Davignon. « La population va devoir se poser des questions pour améliorer son lac et l'usage qu'on veut en faire. On va devoir cerner la vision et les objectifs pour ce dernier, pour qu'on puisse déterminer les actions concrètes à entreprendre », précise Zoë Ipiña, biologiste et coordon­natrice de projets à l'Organisme de bassin versant de la Yamaska.

Selon cette dernière, les données préliminaires de 2016 tendent à démontrer que la contamination à la bactérie e.coli du lac Davignon ne provient pas du bassin, mais de sources à proximité de celui-ci. « Il y aurait une corrélation avec les oiseaux, comme les goélands et les bernaches », avance Zoë Ipiña.

Deux bonnes nouvelles : on observe une nette diminution des taux de phosphore et de coliformes fécaux. Toutefois, le taux d'envasement­ demeure problématique.

Trappes de rétention

Les experts planchent présentement pour déterminer des lieux stratégiques pour y installer des trappes de rétention de sédiments. On pense également à reprendre une idée de Lac-Brome, soit celle des seuils de bois.

« On a entendu l'urgence que les gens décrient, on la connaît et on veut voir les interventions physiques qu'on peut faire sans aller voir le ministère [de l'Environnement], parce qu'avec eux on sait qu'il y a de longs délais et des études à faire. On veut faire des choses en parallèle qui ne nécessitent pas leur accord », a indiqué le directeur de l'aménagement urbain et de l'environnement de Cowansville, Olivier Ricard.

Il ajoute que tout ne « se règle pas un claquement de doigts », mais qu'il a voulu démontrer « les actions concrètes qui sont faites et comment tout ça avance ».

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