Un nouvel outil pour les agriculteurs

Pierre Paradis, député de Brome-Missisquoi et ministre de... (fournie par le cabinet du ministre)

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Pierre Paradis, député de Brome-Missisquoi et ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, était accompagné de Catherine et Anne Monna, de Leslie Carbonneau, des députées Caroline Simard et Karine Vallières, de la présidente de la FRAQ, Michèle Lalancette et de Bernard Monna lors de la conférence annonçant 300 000 $ de financement pour L'Arterre.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le gouvernement du Québec a annoncé mardi une contribution de 300 000 $ pour la création de l'outil L'Arterre, qui permettra de regrouper les terres et les fermes disponibles à la vente ou à la location pour la relève agricole partout au Québec.

La mise sur pied de cet outil découle du succès remporté par la Banque de terres agricoles, lancée en 2012 par la MRC Brome-Missisquoi - sept MRC ont depuis emboîté le pas -, et la Banque de fermes créée dans l'Est-du-Québec, la même année, par le Centre d'innovation sociale en agriculture (CISA). La Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) avait d'ailleurs lancé un appel, en avril, pour qu'il y ait un investissement de la part du MAPAQ pour une coordination provinciale. 

Sept mois plus tard, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) annonce une enveloppe de 150 000 $ dans le cadre de Cultivons l'avenir 2. Le Secrétariat à la jeunesse donnera aussi 150 000 $ sur deux ans. 

Le nouvel outil, confié au Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), mettra en relation les jeunes de la relève agricole et les propriétaires terriens de toutes les MRC du Québec. 

« Pour l'instant, le côté proactif est surtout du côté de la relève, confie Leslie Carbonneau, agente de la Banque de terres agricoles. Le processus se passe en trois étapes. On commence par valider le sérieux du projet agricole en regardant la formation, l'expérience et le modèle et le plan d'affaires. Ensuite, on passe à l'étape du repérage, soit les cédants qui n'ont pas de relève ou les propriétés agricoles pour du partenariat ou de la location. En troisième lieu, c'est là que vient l'accompagnement dans l'aide à la négociation. »

Le succès de ces jumelages repose sur l'encadrement juridique et l'accompagnement dans le processus, ajoute-t-elle en entrevue avec La Voix de l'Est.

Depuis un an et demi, la MRC de Brome-Missisquoi, le CISA et le CRAAQ travaillent à l'unification des deux banques pour l'offrir partout en province. Avec le financement accordé par Québec, le projet peut aller de l'avant avec la formation des agents de maillage, l'intégration progressive de nouveaux territoires à la base de données et à la création d'une nouvelle plateforme web avec moteur de recherche. 

« Malgré l'outil technologique, c'est vraiment l'accompagnement qui va rester l'élément principal, assure Mme Carbonneau. On est extrêmement contents et très fiers. C'est la concrétisation du travail de plusieurs MRC. C'est un apport de premier plan pour le développement de nos régions et le maintien du dynamisme agricole. »

En plus des huit MRC déjà intégrées (Argenteuil, Brome-Missisquoi, Charlevoix, Érable, Memphrémagog, Laurentides, Pontiac, Val-Saint-François), une quarantaine d'autres ont contacté Brome-Missisquoi puisque la « banque de terres figure parmi les mesures prioritaires dans leur Plan de développement de la zone agricole (PDZA) ».

Brome-Missisquoi jouera un rôle important dans la transition vers L'Arterre et sera la gardienne de la philosophie de départ.

Par ailleurs, les écoles enregistrent le plus haut taux d'inscription dans le domaine agricole depuis plusieurs années, selon Mme Carbonneau. Elle donne en exemple le programme d'agriculture biologique au Cégep de Victoriaville, qui « est passé d'un programme en danger de s'éteindre à un programme contingenté. Ils arrivent à fournir 50 % des demandes. » Comme l'accessibilité à la terre est de plus en plus restreinte, un tel outil peut donner des options aux agriculteurs qui sortent de l'école, la tête remplie­ de projets.

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