Des écocentres de plus en plus performants en Haute-Yamaska

Le nouveau bâtiment construit à l'écocentre de Granby... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Le nouveau bâtiment construit à l'écocentre de Granby occupe une superficie de 2500 pieds carrés.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

De nouveaux bâtiments ont été construits dans les écocentres de Granby et Waterloo pour répondre à l'accroissement constant du tonnage de déchets et de l'achalandage aux deux sites. Ces ajouts, inaugurés mardi, ont nécessité un investissement de 751 000 $ de la MRC de la Haute-Yamaska.

La Corporation de gestion des matières résiduelles de la Haute-Yamaska (COGEMRHY), qui chapeaute les écocentres, souhaitait ainsi augmenter le réemploi de matières, le démantèlement d'encombrants et l'espace d'entreposage. 

« Et on peut maintenant faire une bonne partie du travail à l'intérieur », a souligné le directeur général de COGEMRHY, Gilles Pelletier, heureux d'assurer à ses employés un environnement de travail plus sécuritaire et plus confortable, à l'abri des intempéries. 

La première bâtisse, érigée sur le site de la rue André-Liné à Granby­, compte 2500 pieds carrés et abrite des équipements et des stations de travail permettant le démantèlement d'encombrants. Fours à micro-ondes, chaises de bureau, divans, calorifères ne sont que quelques objets qui y sont démantelés et dont plusieurs parties sont envoyées dans les filières de recyclage.

De moindres dimensions - 550 pieds carrés -, le second bâtiment qui s'élève à l'écocentre du 6550 Foster à Waterloo est quant à lui utilisé pour l'entreposage de produits électriques et électroniques, de fluorescents et du concentrateur de polystyrène, notamment. 

Chaque nouveau bâtiment, construit entre juin et septembre derniers, contient également un espace qui sera consacré au réemploi d'objets usagés en bon état. Ceux-ci seront inaugurés à Granby et à Waterloo dans le courant­ de 2017.

Le maire de Granby et préfet de la... (Alain Dion, La Voix de l'Est) - image 2.0

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Le maire de Granby et préfet de la MRC de la Haute-Yamaska, Pascal Bonin, et le directeur général de COGEMRHY, Gilles Pelletier.

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Chiffres éloquents

Pour expliquer la nécessité de tels agrandissements, M. Pelletier a fourni quelques statistiques éloquentes. Les écocentres avaient enregistré 53 053 visites en 2015, ce qui représentait plus de 26 % d'augmentation par rapport à l'année précédente. Or, en 2016, on notait déjà en octobre dernier une hausse des visites de 17,7 % par rapport à 2015.

En ce qui a trait à la quantité de matières, les deux sites ont recueilli 7110 tonnes l'an dernier et on prévoit en recevoir 25 % de plus cette année.

Parmi elles, mentionnons entre autres 1600 matelas recyclés à 100 %, 200 tonnes de matériel électronique envoyées chez ARPE-Québec, 5,5 tonnes de polystyrène - une hausse de 60 % par rapport à 2015 - et 220 ballots de carton seulement à Granby. Quant au papier, une coupeuse permet désormais de recycler les livres en retirant leur jaquette enduite de colle. Environ 45 tonnes de papier devraient être traitées cette année.

« Ces bâtiments sont un pas de plus pour la mise en valeur des matières », a déclaré le maire de Granby et préfet de la Haute-Yamaska­, Pascal Bonin. Compte tenu de la popularité et de la mission grandissantes des écocentres, ce dernier a souligné qu'il s'agissait d'un défi de les maintenir tout en conservant un tarif de 45 $ par porte. 

La présidente de COGEMRHY, Lise Faucher, a d'ailleurs tenu à saluer la créativité de l'équipe en place pour maximiser les résultats en limitant les dépenses.

« On essaie de faire le plus de travail sur place, au lieu de faire appel à la sous-traitance, a expliqué M. Pelletier. Ça nous permet de réduire les coûts. »

Social

En plus de leur volet environnemental, les écocentres affichent également un volet social. En plus de la vingtaine d'employés qui y travaillent, une dizaine de jeunes stagiaires viennent mettre la main à la pâte en provenance de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, du Carrefour Jeunesse-Emploi et du SDEM SEMO. Une formule « gagnante-gagnante » pour tout le monde, a estimé Gilles Pelletier.

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