Le décès de Castro provoque des secousses jusque dans la région

Deux Granbyens d'origine cubaine,  Eric Hidalgo Rodriguez et... (Julie Catudal)

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Deux Granbyens d'origine cubaine,  Eric Hidalgo Rodriguez et Ariel Rodriguez Armas, réalisent avec peine le départ de leur président.

Julie Catudal

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(Granby) La mort du « Comandante » Fidel Castro a des secousses jusque dans la région, alors que des Granbyens d'origine cubaine réalisent avec peine le départ de leur ancien président.

« Dans la vie d'un Cubain, Fidel a toujours été présent, il était omniprésent. Quand on était petits, on apprenait à dire papa, maman et... Fidel », illustre Ariel Rodriguez Armas, qui vit à Granby­ depuis 2009.

Arrivé il y a un an, Eric Hidalgo­ Rodriguez va dans le même sens. « J'aime Fidel Castro et j'ai beaucoup de respect pour lui. J'étais triste quand j'ai appris sa mort. C'était El Uniquo, El Comandante­ », laisse-t-il tomber, lui qui est hostile à la présence du frère de Fidel, Raùl Castro, à la tête du pays. 

Ariel Rodriguez Armas croit toutefois que le respect voué à Fidel tient en quelque sorte du «syndrome de Stockholm» (NDLR: des otages ayant vécu durant une période prolongée avec leurs geôliers ont développé avec eux une sorte d'empathie, voire de sympathie).

Ainsi, le dictateur a fini par devenir l'objet d'admiration, que l'on s'interdit de critiquer ou de détester. « Oui, il a fait de bonnes choses. Mais il a aussi fait de nombreuses erreurs, comme celle de se maintenir au pouvoir. Il perpétuait les mêmes erreurs, il n'y avait aucun changement», dit-il. 

Des changements positifs?

Les deux hommes espèrent maintenant que le décès du père de la révolution cubaine amènera des changements positifs pour améliorer la qualité de vie de leur peuple. « Les personnes qui peuvent prendre les décisions ont maintenant le pouvoir de le faire. Mais le fantôme de Fidel va suivre longtemps », estime Ariel Rodriguez Armas. 

« Les gens, plus jeunes, qui n'ont pas connu la révolution souhaitent des changements. Le futur successeur de Raùl Castro­, Miguel Mario Díaz-Canel, pourra l'incarner, puisqu'il vient d'une autre génération et qu'il a l'esprit plus ouvert », avance de son côté Eric Hidalgo­ Rodriguez­, qui a plus peur de voir Raùl Castro sans l'appui de Fidel.

Une seule question a toujours été sur toutes les lèvres, de l'avis d'Ariel Rodriguez Armas. « Tout le monde se demandait ce qui était pour survenir lorsque Fidel partirait... Maintenant nous allons le savoir.»

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