Au-delà de la montagne

Pierrette Grenier, Mario Jodoin, Lucie Houde et Julie... (Alain Dion)

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Pierrette Grenier, Mario Jodoin, Lucie Houde et Julie Gagné ont raconté leur ascension de l'Acotango au profit de la Fondation du centre hospitalier de Granby à des élèves du secondaire.

Alain Dion

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Armés de bottes rigides, de crampons, d'un sac à dos pesant près de 50 livres, de bâtons de marche (et de beaucoup d'eau !), une douzaine d'aventuriers ont pris d'assaut en septembre l'Acotango, en Bolivie, au profit de la Fondation du centre hospitalier de Granby.

Mercredi, quatre d'entre eux sont venus raconter leurs péripéties à quelques classes de l'école secondaire J.-H.-Leclerc, et la raison pour laquelle ils s'impliquent de la sorte pour l'hôpital.

Les sujets abordés étaient variés, passant de l'équipement au développement de soi, sans oublier les trucs pour amasser des fonds pour une cause et pour réussir un défi plus grand que nature. Les élèves ont pu comprendre que l'important n'est pas d'atteindre le sommet de la montagne, mais bien l'objectif derrière une telle aventure : amasser des fonds pour un organisme.

Dans ce cas-ci, trois participants sur 12 ont réussi à fouler le sommet. Par contre, l'objectif principal - récolter 48 000 $ pour l'achat d'un échographe cardiaque - a été largement dépassé, avec une cueillette de 60 000 $. 

Chacun devait amasser 4000 $ minimum. Celle qui a réussi à faire grimper le plus le thermomètre de dons est Julie Gagné. 

Adolescente timide, cette dernière ne l'a pourtant pas toujours eu facile, a-t-elle relaté aux élèves réunis. Mais dans la vie, considère-t-elle, il y a deux options : regarder le train passer ou embarquer et faire sa marque. 

Julie Gagné a choisi la deuxième. Au fil des années, elle s'est ainsi retrouvée avec un réseau de contacts très développé. Et sans avoir à cogner aux portes, elle a réussi à dépasser les 10 000 $ en dons pour la Fondation. 

Dans une collecte de fonds comme dans l'ascension d'un sommet de 6045 mètres, il est important de se donner de petits objectifs à l'intérieur même d'un grand défi afin de ne pas perdre espoir et d'augmenter ses chances de réussite, a-t-elle expliqué.

« Plus tu veux monter vite, plus tu redescends vite, a-t-elle ajouté. À la deuxième journée de l'expédition, on était debout à deux heures du matin pour gravir une deuxième montagne et le guide a commencé trop vite. J'ai fait de l'hyperventilation et on a dû ralentir. »

Il faut savoir que l'Acotango, situé en Bolivie, est le point culminant du voyage et qu'il s'agit d'une ascension d'une seule journée. Les jours précédents, le groupe devait s'acclimater aux hauteurs où l'oxygène se fait plus rare. Graduellement, des montées étaient faites ailleurs en Bolivie pour s'adapter à différentes altitudes. L'ascension se fait à pas très lents en raison du manque d'oxygène et du poids de l'équipement, comme l'a expliqué à l'assistance Mario Jodoin, un autre membre du groupe.

Esprit d'équipe

Les participants se sont entraînés côte à côte en vue du grand jour, ce qui a permis de créer un bon esprit d'équipe, ajoute-t-il. À preuve : il n'y aurait eu aucune chicane pendant l'expédition malgré la proximité dans laquelle ils devaient vivre.

« Au début, c'était JE m'entraîne et JE m'équipe. À un moment donné, le JE est devenu un NOUS », a repris Lucie Houde, qui a été 35 ans nutritionniste à l'hôpital de Granby. Elle a profité de l'occasion pour parler des moments de folie et de solidarité qu'a vécus l'équipe. La douzaine d'aventuriers et leur guide avaient la sensation d'être seuls au monde. C'était tout comme, puisqu'ils étaient les seuls à faire l'ascension de l'Acotango cette journée-là.

Mme Houde est de ceux qui ont connu des difficultés lors de la montée. Vers 5600 mètres d'altitude, elle a commencé à vomir et, 100 mètres plus hauts, elle a dû rebrousser chemin. Julie Gagné a quant à elle dû avoir recours à la tente à oxygène pour stabiliser son système puisqu'elle a souffert de vomissements et de maux de tête.

« En altitude, on ne peut pas jouer avec notre corps. Je suis redescendue, fière de ce que j'avais fait », indique Mme Houde.

La présidente de la Fondation du CHG, Pierrette Grenier, a aussi relevé le défi. On lui avait dit qu'elle ne réussirait pas, en raison de ses problèmes de santé, à gravir une montagne. Elle a fait tout un pied de nez aux pronostics puisqu'en plus de l'Acotango, elle compte le Kilimandjaro à son tableau de chasse dans le cadre d'une collecte de fonds pour l'hôpital ! « C'est gratifiant de donner pour une meilleure collectivité », dit-elle.

Les quatre aventuriers au grand coeur ont encouragé les jeunes à foncer, à réaliser leurs rêves, à voyager si le coeur leur en dit et à ne pas avoir peur devant l'inconnu. La preuve ? Deux des conférenciers d'un jour ont fait part du défi que représentait pour eux le fait de parler à des ados dans un auditorium. Mission accomplie !

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