Fondation Caramel: Acton Vale rompt son contrat

Le maire d'Acton Vale, Éric Charbonneau.... (Archives, La Voix de l'Est)

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Le maire d'Acton Vale, Éric Charbonneau.

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Après Sainte-Cécile-de-Milton la semaine dernière et le Canton de Roxton plus tôt cette année, voilà qu'Acton Vale met également un terme au contrat de contrôle animalier la liant à la fondation Caramel. L'entente se terminera le 31 décembre prochain.

Les raisons avancées pour cette rupture de contrat hâtive sont similaires à celles mises de l'avant par les autres municipalités.

« Il y a un paquet de critères à respecter et il y avait tout le temps des délais, explique le maire d'Acton-Vale, Éric Charbonneau. Les interventions étaient moyennes auprès des citoyens. Tout ça a fait en sorte qu'on a décidé de rompre le contrat. »

D'autres critiques

Les services offerts par l'organisme basé à Saint-Valérien-de-Milton suscitent aussi du mécontentement ailleurs dans la région.

À Saint-Alphonse-de-Granby, autre ville desservie par la fondation Caramel, on est toujours en attente d'éclaircissements concernant un événement impliquant deux chiens survenu en mai dernier.

Le 7 mai, le doberman miniature de Pascal Leblanc se serait approché de la rue alors que deux chiens et leurs maîtres passaient. L'un d'eux s'en est pris au compagnon de M. Leblanc, le mordant au postérieur et à la gorge.

Son animal étant sérieusement blessé, M. Leblanc a dû se résoudre à le faire euthanasier en raison de la facture très salée qu'il aurait dû assumer pour le faire soigner. Quant au chien qui a mordu, il est toujours auprès de ses maîtres.

Puisque les versions exposées aux policiers par les personnes impliquées dans cet événement diffèrent, aucune décision n'a été prise sur le sort à réserver à l'animal agresseur, indique Marcel Gaudreau, maire de Saint-Alphonse-de-Granby.

Questionné à ce sujet la semaine dernière par La Voix de l'Est, le maire a contacté Louise Meunier, propriétaire de la fondation Caramel. « La seule question que je lui ai posée, c'est si elle a fait [un] rapport [sur cet événement], indique-t-il. Elle m'a dit que non. Je lui ai demandé qu'elle me fasse un rapport et je ne l'ai pas encore eu. »

Nouvelle exigence

Saint-Alphonse-de-Granby a signé un contrat de trois ans avec la fondation Caramel le 1er janvier 2016. Le cas de morsure aurait dû être géré à la fois par la Sûreté du Québec et par la fondation Caramel, reconnait le maire.

« À l'avenir, je veux un rapport pour tout ce qui va se passer à Saint-Alphonse dans la semaine suivante, même si c'est un rapport ouvert et qu'il y aura un suivi. J'ai pas juste les chiens à gérer, je trouve ça malheureux la manière que ça a tourné cette histoire-là. »

De son côté, Pascal Leblanc a abandonné les poursuites au civil qu'il avait intentées, découragé des délais. Plusieurs mois après les faits, parler de la triste fin de son chien n'est toujours pas facile. Il a eu l'impression que la municipalité, la SQ et la fondation Caramel se sont lancé la balle. « Ils ont essayé d'étouffer l'affaire, croit-il. Je me suis senti abandonné là-dedans. J'ai passé un été d'enfer, j'ai frappé à toutes les portes. Les fois où j'ai parlé à quelqu'un chez Caramel, c'était toujours pénible. »

Pour sa part, Louise Meunier n'a pas souhaité commenter.

Municipalités couvertes par la fondation Caramel

Acton Vale

(jusqu'au 31 décembre)

Calixa-Lavallée

Chambly

Roxton Pond

Saint-Alphonse-de-Granby

Saint-Antoine-sur-Richelieu

Saint-Barnabé-Sud

Saint-Bernard-de-Michaudville

Sainte-Cécile-de-Milton

(jusqu'au 31 décembre)

Saint-Hugues

Saint-Liboire

Sainte-Madeleine

Sainte-Marie-Madeleine

Saint-Pie

Saint-Simon

Saint-Théodore-d'Acton

Saint-Valérien-de-Milton

Upton

Source : site Internet de la fondation Caramel

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