MRC d'Acton: deux nouveaux médecins prévus en 2017

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«Vraiment, c'est très positif. Ça prouve que tous les efforts faits à la coopérative de santé pour continuer à assurer des soins de qualité à la population portent leurs fruits», a fait valoir la DG de la coop, Nicole Saulnier, concernant l'autorisation de recruter deux médecins dans la région d'Acton.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Acton Vale) C'est Noël à l'avance pour la coopérative de santé de la MRC d'Acton. L'organisation, aux prises avec une pénurie d'omnipraticiens, vient d'avoir l'aval de Québec pour l'ouverture de deux postes de médecins. Les nouveaux effectifs pourraient entrer en poste d'ici juillet 2017.

C'est avec enthousiasme que la directrice générale de la coop de santé, Nicole Saulnier, a accueilli cette « excellente nouvelle », émanant du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est.

« Après des mois à être dans l'incertitude, on sort peu à peu la tête de l'eau, a-t-elle illustré en entrevue. Vraiment, c'est très positif. Ça prouve que tous les efforts faits à la coopérative de santé pour continuer à assurer des soins de qualité à la population portent leurs fruits. »

En février, les dirigeants de l'organisation sonnaient l'alarme en raison de la perte de trois médecins sur sept, l'un d'eux pratiquant à Upton. Le balancier tend maintenant vers l'équilibre avec l'arrivée de deux nouvelles omnipraticiennes au cours des derniers mois. Ceci a notamment permis à la clinique de relancer, début novembre, le service de « sans rendez-vous » qui n'était plus offert depuis près d'un an faute d'effectifs.

Petit bémol toutefois. Le CISSS de la Montérégie-Est a donné une autorisation de recruter deux médecins dans la région. « Cela ne veut pas dire automatiquement qu'on va avoir les candidatures nécessaires pour [pourvoir] les deux postes », a fait valoir Mme Saulnier.

Or, plusieurs signes sont « encourageants », a-t-elle poursuivi. Entre autres, le fait que six résidents en médecine, qui devraient terminer leurs études en 2017, aient visité la clinique établie à Acton Vale entre le 15 octobre et le 15 novembre.

« On est conscients que [les futurs médecins] peuvent appliquer partout au Québec. Mais ils ont tous démontré beaucoup d'intérêt à venir pratiquer dans la région. C'est donc de très bon augure », a indiqué la DG de la coop, précisant que les candidats potentiels proviennent « majoritairement de la Montérégie et de l'Estrie ».

Une omnipraticienne en devenir ayant démontré de l'intérêt pour la coop serait originaire de Chicoutimi. Selon Mme Saulnier, l'organisation devrait avoir l'heure juste concernant l'attribution des deux postes « d'ici Noël ». 

Dernier round

L'accessibilité aux soins de première ligne est un problème criant dans le secteur d'Acton depuis près d'une décennie. Créée en 2009, la coop de santé devait redresser la situation. L'organisation entame donc le dernier round d'un combat de longue haleine. Ceci principalement afin d'atteindre le ratio d'un médecin par 1500 citoyens, soit un total de dix pour le territoire.

Loin de baisser les bras, celle qui est à la barre de la coop de santé voit plus que jamais la lumière au bout du tunnel. « Avec deux médecins supplémentaires, on en compterait sept ici, et un à Upton. On serait encore en pénurie, mais ça permettrait de soulager encore 1000 personnes de plus qui n'ont pas de médecin dans la région. »

Les deux omnipraticiennes qui viennent d'entrer en poste à la coop doivent prendre en charge « un minimum » de 500 patients chacune au cours de la première année. « C'est leur engagement formel », a indiqué Nicole Saulnier. Il en sera de même si deux autres médecins s'ajoutent.

Rappelons que le déficit d'effectifs médicaux a fait en sorte que la coop a perdu « plus de 2500 patients », devenus orphelins, a déjà mentionné la DG. 

En parallèle, Mme Saulnier continue ses démarches pour trouver des médecins qui pourraient donner quelques heures à la coop. Ceci permettrait entre autres d'accroître les heures d'ouverture du « sans rendez-vous ». L'ajout de services offerts à la clinique par des spécialistes est aussi dans la mire.

- Avec la collaboration d'Antoine Lacroix

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