Laurent St-Martin retrouve sa liberté

Laurent St-Martin pourra demeurer en liberté pour la suite... (La Voix de l'Est)

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Laurent St-Martin pourra demeurer en liberté pour la suite des procédures judiciaires.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Contre le dépôt d'une caution supplémentaire de 400 $, le tribunal a accepté de remettre en liberté le pédophile allégué Laurent St-Martin, mercredi.

L'ex-plombier de 61 ans avait été placé en détention durant son procès, la veille. La Couronne lui reprochait d'avoir pris à partie l'une des deux présumées victimes près d'une sortie du palais de justice.

Tout contact avec les plaignants, deux hommes qui étaient mineurs au moment des gestes reprochés, est interdit à M. St-Martin.

Après réflexion, la juge Julie Beauchesne, de la Cour du Québec, s'est rendue aux arguments de la défense même si elle ne semblait pas totalement convaincue que le geste n'avait pas eu lieu.

« Compte tenu que vous avez toujours respecté vos conditions avant, j'accepte de vous remettre en liberté contre un dépôt additionnel de 400 $ », a-t-elle déclaré.

L'accusé avait déjà dû verser une caution de 2000 $ à la suite de son arrestation, en juin 2015. La juge lui a aussi interdit, mercredi, d'être en présence d'enfants même s'ils font partie de sa famille et qu'ils sont accompagnés d'adultes.

Imprécisions

L'audience a aussi permis à la défense, représentée par Me Pascale Gauthier, de présenter deux témoins.

Comme elle l'avait fait lors du premier procès concernant des contacts sexuels sur une fillette qu'aurait eus M. St-Martin, sa conjointe, Danielle St-Martin, a témoigné en sa faveur.

La Granbyenne de 64 ans a mentionné que son mari n'a jamais pu être seul avec le premier plaignant et qu'il s'agissait d'un adolescent perturbé. Quant au second, il était de nature rebelle lui aussi et cherchait constamment, jadis, à faire fâcher l'accusé.

Les gestes sexuels reprochés - attouchements, masturbations et fellations - auraient commencé à 13 ans pour le premier et quatre ans pour le second.

Un autre témoin, le frère d'une des présumées victimes, a aussi fait savoir qu'il n'avait jamais constaté d'actes répréhensibles de la part de M. St-Martin.

Hésitations

Plus tôt dans la journée, Me Valérie Simard-Croteau, de la Couronne, a clos sa preuve après que la défense eut terminé de contre-interroger le deuxième plaignant.

Son témoignage s'est avéré plus hésitant que la veille, Me Gauthier ayant, par ses questions, fait ressortir plusieurs imprécisions, notamment sur la nature des gestes reprochés. Le témoin s'est défendu en soulignant que ceux-ci se sont déroulés il y a une trentaine d'années.

« La mémoire doit me faire défaut par moments », a-t-il dit.

Ce procès doit se poursuivre à la mi-décembre. Le verdict du premier dossier de Laurent St-Martin, où la plaignante est une adolescente, a été fixé au début de janvier.

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