Pas moins de 48 espèces fauniques en péril en Haute-Yamaska

La rainette faux-grillon (une grenouille) fait partie des... (tirée d'internet)

Agrandir

La rainette faux-grillon (une grenouille) fait partie des trois espèces fauniques qui ont disparu du territoire de la Haute-Yamaska ces dernières années, a souligné Isabelle Tétrault, de la Fondation SÉTHY.

tirée d'internet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Une cinquantaine d'espèces fauniques seraient en péril dans la MRC de la Haute-Yamaska. Les administrations municipales doivent intervenir pour s'assurer qu'elles ne disparaissent pas, soutient la Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska.

Une recension de 216 publications produites au fil des dernières années par des ministères et des organisations environnementales permet d'identifier 48 espèces animales dont l'avenir est incertain. L'exercice, mené par Isabelle Tétrault de la Fondation SÉTHY, révèle que 30 espèces d'oiseaux, sept mammifères, quatre amphibiens, trois poissons, trois reptiles et un insecte seraient en péril.

Trois espèces ont par ailleurs disparu de la MRC : le chevalier cuivré et le chevalier des rivières, deux poissons, ainsi que la rainette faux-grillon (une grenouille).

Le portrait réel est sûrement pire, indique Mme Tétrault. Les publications étudiées datant de quelques années, d'autres espèces pourraient également être en péril ou avoir disparu, dit-elle. Un nouvel inventaire devrait être réalisé pour mettre les données à jour. La liste des espèces en péril risque de s'allonger, craint-elle.

Une étude des espèces florales serait également indiquée, pense Mme Tétrault, qui rendait mercredi son rapport public au Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin. « Ça va nécessiter une deuxième phase plus approfondie pour qu'on recueille plus d'informations. »

Discussion et réhabilitation

Le but de la Fondation SÉTHY est que son rapport alimente une discussion au sein de la MRC sur les gestes à poser pour protéger non seulement ses espèces fauniques, mais également leurs habitats et les réhabiliter. « On sait que le développement du territoire, l'industrialisation et l'agriculture à grande échelle ont détruit des habitats. Les changements climatiques pourraient aussi en être responsables », estime Isabelle Tétrault.

L'organisme souhaite que la MRC intègre la liste des espèces en péril à son schéma d'aménagement. « Il faut le voir comme un outil pour réfléchir aux impacts de notre développement et ce qu'on peut faire pour les réduire », explique Bernard Valiquette, de la Fondation. « La conservation coûte moins cher que le rétablissement d'espèces », fait-il remarquer.

Au terme de sa présentation, Mme Tétrault a pu discuter de son rapport avec des représentants de la MRC. « Il y a un intérêt de leur part, c'est sûr. Ils n'avaient pas toutes ces informations. Ils sont ouverts à ce qu'elles fassent partie du schéma d'aménagement. »

Mme Tétrault, qui a réalisé le travail avec la stagiaire Merrill Desjardins Deslauriers et Jason Samson du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, entrevoit déjà le travail à venir. « Je pense qu'on devrait préparer un plan d'intervention clé en main à la MRC. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer