La banque alimentaire de SOS Dépannage presque à sec 

De gauche à droite : Mathieu Daigle, directeur général... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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De gauche à droite : Mathieu Daigle, directeur général du concessionnaire automobile Groupe Bernier Daigle, l'un des commanditaires de la Guignolée 2016 de SOS Dépannage, et Éric Vachon, représentant de l'organisme.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Jérôme Savary
La Voix de l'Est

(Granby) Avec de l'aide alimentaire fournie à 7366 personnes du 1er octobre 2015 au 30 septembre 2016, «la banque alimentaire est aujourd'hui pratiquement vide», estime Éric Vachon, représentant à SOS Dépannage - Moisson Granby. À l'occasion de la Guignolée, le dimanche 4 décembre, l'organisme communautaire compte sur la générosité de la population afin de subvenir aux besoins des personnes démunies tout au long de l'année 2017.

Dès mercredi, les résidents de Granby, Saint-Alphonse-de-Granby, Saint-Paul-d'Abbotsford et Roxton Pond recevront un sac de la Guignolée distribué via le Publisac. Quarante et un mille sacs seront ainsi acheminés à autant d'adresses, dans le but de recueillir plus de 86 tonnes métriques de denrées et produits non périssables. Un objectif supérieur d'une tonne à la quantité recueillie lors de la Guignolée 2015.

Parmi les «produits-vedettes», la sauce à spaghetti et le beurre d'arachide figurent en tête de liste. Les pâtes, produits d'hygiène corporelle et les couches auront aussi une place de choix dans les dépannages qui seront distribués aux personnes dans le besoin, tout au long de l'année 2017. Toutefois, toutes les denrées non périssables sont importantes, rappelle M. Vachon.

La Guignolée permet aussi de fournir de l'aide à une quarantaine d'organismes communautaires de la région - les centres d'action bénévole -, par exemple, qui ne disposent pas de denrées suffisantes pour répondre à la demande.

Rappelons que SOS Dépannage ne distribue pas de paniers de Noël, et ce, afin de pouvoir assurer un service de banque alimentaire 365 jours par année. «Le dépannage du temps des Fêtes est bonifié, avec, par exemple, un jambon ou une dinde», précise cependant le représentant de l'organisme.

Un choix de jouets de Noël est également proposé aux familles qui se présenteront d'ici là aux bureaux de la rue Matton.

Changements à l'aide sociale

L'obtention d'un « dépannage alimentaire » n'est pas automatique. Pour pouvoir en bénéficier, encore faut-il montrer patte blanche et prouver que notre situation personnelle ou familiale est précaire. «Nous voulons aider les personnes qui en ont vraiment besoin, justifie M. Vachon. On analyse les besoins de chaque personne pour s'assurer qu'on aide correctement les gens.»

En 2017, SOS Dépannage prévoit aider un nombre plus important de personnes. «On s'attend à ce que les changements à l'aide sociale aient un impact important sur les demandes d'aide à SOS Dépannage.» M. Vachon fait ici référence aux nouvelles règles prévoyant que certaines personnes verraient leur prestation mensuelle réduite à 399 $ par mois, ce qui accentuera leur précarité.

Une Guignolée attendue

«Actuellement, on est obligés de réduire nos dépannages, indique Éric Vachon. Il est temps que la Guignolée arrive.» Selon lui, il manque par exemple de sauce à spaghetti et de beurre d'arachide - deux incontournables ! - depuis plus de deux mois. «On est obligés de garnir notre banque [lorsque les dons ne suffisent plus]. Il y a quelques semaines, je suis allé acheter pour 2000 $ de sauce à spaghetti», ajoute-t-il.

«Tout au long de l'année, on achète beaucoup de nourriture, car on ne peut pas recevoir les produits périssables. On dépense beaucoup pour cela.»

Selon l'organisme, l'opération Guignolée occasionne quant à elle plus de 15 000 $ de frais - achat des sacs, location d'équipements et publicité. SOS Dépannage souligne d'ailleurs le soutien de deux commanditaires majeurs, soit le concessionnaire automobile Groupe Bernier Daigle et le magasin de meubles EconoMax, qui ont chacun remis 5000 $ à la Guignolée.

1200 bénévoles 

À compter du dimanche 4 décembre jusqu'au mardi 6, 1200 bénévoles seront à pied d'oeuvre pour recueillir et trier les dons de la population. «Beaucoup d'étudiants et d'écoles se joignent à nous pour l'occasion», indique M. Vachon. C'est dix fois plus que le nombre de bénévoles habituels, soit 120 personnes durant l'année.

De la viande en 2017

Une nouvelle section entrepôt, terminée cet automne, a permis d'agrandir les locaux de SOS Dépannage- de 10 000 pieds carrés. 

Deux grandes chambres froides (réfrigération et congélation) automatisées permettent également de stocker des denrées périssables. Ce dernier ajout permettra dès cet hiver - une annonce sera faite à ce sujet début 2017 - de récupérer de la viande de la part d'épiceries qui l'enverraient autrement en direction du site d'enfouissement.

Le coût des travaux est d'environ un million de dollars. La Voix de l'Est avait écrit, ce printemps, que cet agrandissement avait été permis grâce à deux legs testamentaires totalisant près de 300 000 $, dont l'un de 260 000 $ d'un monsieur Bessette - la nouvelle aile portera son nom pour souligner sa généreuse contribution.

L'aide alimentaire, et plus encore

SOS Dépannage ne se limite pas à la distribution d'aide alimentaire. 

« Nous, on veut sortir les gens de leur situation difficile, explique M. Vachon. Si la personne a un problème de jeu, de boisson ou autre, on la dirige vers la ressource qui va pouvoir l'aider. »

Lorsqu'une personne pousse la porte de SOS Dépannage, des intervenantes sont là pour l'accueillir, l'aider ou la référer. 

« La première chose qu'on fait avec eux, c'est un budget », souligne Éric Vachon, représentant à SOS Dépannage - Moisson Granby.

Ajoutons que SOS Dépannage comprend également un restaurant - Le Café des trois pommiers - et un magasin général-.

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