Vaste déploiement de pompiers à Knowlton

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Au moment de la visite de La Voix de l'Est, les officiers de secteurs étaient réunis avec les directeurs pour déterminer le travail à faire. Les ordres sont donnés, tout le monde se disperse pour se mettre à la tâche.

Janick Marois

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Lac-Brome) Le centre de Knowlton grouillait de pompiers samedi matin avant l'ouverture des commerces. Les services d'incendie de huit municipalités de Brome-Missisquoi, ainsi que Waterloo, étaient en entraînement afin d'être prêts à faire face à toute éventualité et de s'assurer d'être sur la même longueur d'onde.

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Des camions échelles étaient positionnés pour protéger les édifices du centre-ville de Knowlton.

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Selon Lee Paterson, porte-parole du service de Lac-Brome, il s'agissait samedi d'une simulation d'une intervention mineure. Les services de lac-Brome, Sutton, Cowansville, Bromont, Dunham­, Waterloo, Farnham, Potton­ et Bedford étaient sur place, avec des effectifs de 75 pompiers au total.

Il s'agirait du premier exercice d'une telle ampleur dans la MRC à la suite de l'adoption, il y a cinq ans, du schéma de couverture de risque. Le schéma a d'ailleurs été renouvelé en avril. Depuis le printemps, les directeurs des services partenaires ont travaillé à un même protocole.

« Les vestes, les cônes pour les secteurs, la table des opérations, on travaille tous de la même façon, explique Don Mireault, directeur du service de sécurité incendie de Sutton. On parle sur plusieurs fréquences radio et, par exemple, que tout ce qui est alimentation en eau va être sur telle fréquence. Tout le monde parle le même langage. On essaie d'agir comme un seul grand service incendie plutôt que onze petits. »

Ce protocole permet aux sapeurs de savoir à qui s'adresser. Seuls les officiers peuvent parler à la personne au poste de commandement qui peut, en cas de besoin, mandater ses assistants. « Ce matin, ce n'est vraiment pas stressant, dit Pierre Laplante, directeur du service de Lac-Brome, sourire aux lèvres. Il n'y a personne en danger, il n'y a pas de bâtiment où il peut y avoir de la propagation. Ce matin, c'est un plaisir. Ça fait pratiquer les équipes par rapport aux communications, aux rôles des individus et ça nous donne la chance de travailler avec les autres municipalités. »

Grand déploiement

Tout un secteur a été bouclé de 7 h 30, heure de l'alerte donnée par la centrale sur les ondes, à la fin des opérations, vers 9 h, juste à temps pour l'ouverture des commerces. L'objectif ? Simuler un incendie près des réservoirs de pétrole entourés de réservoirs de propane situés entre des bâtiments du chemin Knowlton et le ruisseau. 

« Ce sont des risques élevés et on veut éviter que le centre-ville passe au feu. Nos échelles sont positionnées pour faire une barrière au niveau des bâtiments. Ici, on a un ruisseau, montre M. Laplante sur un plan des secteurs d'opération. On a des équipes qui ont été envoyées là pour protéger l'environnement. »

Plus haut, près de l'hôtel de ville, une équipe de Waterloo est prête à intervenir en cas de besoin ailleurs sur le territoire ou sur le site de l'événement. Sur le chemin Knowlton, des tables pliantes sont installées de sorte que les officiers affectés au poste de commandement (PC) puissent travailler et s'assurer que tout le monde est déployé. Au moment de la visite de La Voix de l'Est, les officiers de secteurs étaient réunis avec les directeurs pour déterminer le travail à faire. Les ordres sont donnés, tout le monde se disperse pour se mettre à la tâche. 

Une fois les feux éteints, les mêmes officiers reviennent au PC, où l'ordre est donné de ranger­ les tuyaux. L'exercice s'est conclu par un bilan de l'exercice à la caserne de Lac-Brome.

Intervention mineure

« Ce matin (samedi), on fait ce qu'on appelle un 10-14. On a un certain nombre d'individus avec un certain nombre de camions. On a aussi ce qu'on appelle un 10-15, c'est la grosse artillerie. On aurait eu au-dessus de 12 services incendie et plus de 150 hommes », confie M. Laplante. 

Les pompiers provenant des différentes municipalités étaient tous au départ en attente chez eux, question d'avoir une meilleure idée du temps minimal requis pour le déplacement des équipes d'intervention. Les premiers répondants, ambulanciers et policiers étaient aussi sur place. Les centrales d'appels ont également été mises à contribution.

« Du début de l'alerte à 7 h 30, jusqu'à ce que tous les services soient en place, 45 minutes [se sont écoulées], ce qui est excellent compte tenu des distances, commente Pierre Laplante. Aujourd'hui, les conditions météorologiques sont belles, on aurait pu avoir une tempête de neige, ça aurait augmenté les délais. C'est pour ça que les pratiques­ sont importantes. »

La distance entre les casernes représente un défi en soi, tout comme peuvent l'être les conditions météorologiques. Non seulement elles peuvent augmenter les délais avant l'arrivée des urgences, mais elles peuvent aussi jouer des tours pendant l'intervention. Par un temps de froid extrême, par exemple, l'eau et les appareils respiratoires peuvent geler, selon M. Laplante. 

L'exercice de samedi matin aura coûté « facilement autour de 20, 25 000 $ », croit M. Laplante. Comme un tel entraînement est obligatoire en vertu de la Loi sur la sécurité incendie, ajoute-t-il, chaque municipalité participante assume ses coûts.

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