Les cols bleus de Cowansville envisagent la grève

La Ville et le syndicat des cols bleus... (Alain Dion)

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La Ville et le syndicat des cols bleus se seraient entendus sur les services essentiels à assurer en cas de grève.

Alain Dion

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Les employés cols bleus de Cowansville pourraient déclencher une grève illimitée. Ils donnent une dernière chance à la Ville de conclure avec eux une entente la semaine prochaine, à défaut de quoi ils pourraient procéder à un arrêt de travail.

« On a des rencontres prévues les 23 et 24 novembre. On espère avoir un règlement avec la Ville. Mais si ce n'est pas le cas, on pourrait aller en grève », soutient Bernard Cournoyer, conseiller syndical de la CSD, la centrale syndicale qui représente les 24 employés cols bleus de la municipalité. Leur convention collective est échue depuis le 31 décembre 2015.

Les deux parties se sont rencontrées à 11 reprises depuis le printemps, dont les sept dernières en présence d'un conciliateur du ministère du Travail. Elles se sont entendues sur les aspects normatifs d'un nouveau contrat de travail, comme les horaires de travail, a dit M. Cournoyer.

Les discussions sont plus difficiles sur les aspects monétaires. Les syndiqués demandent des augmentations salariales de 3 % par année sur trois ans. La Ville propose 1,5 % par année sur un contrat de trois ans, déplore le syndicaliste.

En entrevue mercredi, M. Cournoyer a rappelé que les employés ont consenti, il y a trois ans, à augmenter leurs cotisations à leur fonds de pension pour donner plus de latitude à la Ville. Ils partagent maintenant les risques financiers du rendement boursier de leur caisse de retraite. Les syndiqués paient maintenant des cotisations équivalant à 9,9 % de leur salaire, soit le même pourcentage que la Ville. En 2012, ils cotisaient à hauteur de 4,80 %.

« On a accepté de payer plus. On a fait notre part. Mais on ne peut pas continuer de s'appauvrir », a dit le conseiller syndical, dénonçant aussi la précarité de certains emplois. « On pense que nos demandes sont raisonnables. »

L'atmosphère de travail à la Ville se détériore, a dit M. Cournoyer. Il attribue cette situation au directeur du service des infrastructures et immobilisations, Sylvain Perrault. Le fonctionnaire est mal organisé, dit-il, et accorde des contrats d'entretien de bornes-fontaines et de patinoires au privé alors que les employés de la Ville peuvent faire le travail.

À noter que M. Perrault est présent à la table des négociations.

Confiance et stratégie

Joint en fin d'après-midi mercredi, le maire Arthur Fauteux a assuré faire confiance aux représentants de la Ville à la table des négociations. « Le directeur général nous (aux élus) fait des rapports régulièrement, mais on n'est pas à la table. Et c'est voulu qu'on ne va pas s'immiscer. »

Réagissant à la menace de grève, M. Fauteux a rétorqué que beaucoup de choses se disent lors de négociations pour mettre de la pression sur la partie adverse. Il y voit une stratégie syndicale. « On ne dira rien de notre côté. On fait attention. On ne veut pas provoquer. »

Les relations de travail sont très bonnes, soutient le maire. Le dernier conflit de travail à la Ville remonte au milieu des années 1990. « On n'est plus là. On se parle avec respect et on trouve ensemble des solutions. On verra ce qui va arriver. »

D'autres rencontres sont à l'agenda, a fait remarquer Arthur Fauteux. « Ils se parlent. C'est comme ça qu'ils vont trouver des solutions. »

M. Cournoyer a expliqué que les deux parties se sont mises d'accord sur les services essentiels que les employés syndiqués devront assurer en cas de grève.

Le 10 mai, a dit le conseiller de la CSD, les syndiqués ont approuvé à 97 % la mise en oeuvre de moyens de pression allant jusqu'à la grève.

La dernière convention collective des cols bleus (2012-2015) contenait des augmentations de salaire de 10,5 % sur quatre ans.

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