Plusieurs enjeux abordés au congrès de la CAQ

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Le député de Granby, François Bonnardel, voit dans l'article 1 « un passage obligé, une continuité de ce qu'on avait commencé avec l'ADQ et maintenant la CAQ».

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Les caquistes étaient réunis ce week-end à Drummondville­ dans le cadre de leur congrès national. Hydro­électricité, éducation, francisation et nationalisme étaient au programme. Les députés caquistes de la région racontent.

La question de l'article 1 concernant la position constitutionnelle a notamment été réglée. La position nationaliste du parti, établie il y a un an, est maintenant écrite noir sur blanc. 

« Dans les cinq dernières années, on s'est fait accuser de tout bord tout côté d'être mal définis. On s'est fiés dans une certaine mesure à une sorte d'écoeurantisme de la population face à la polarisation du débat constitutionnel entre les fédéralistes et les souverainistes », indique le député de Granby, François Bonnardel, qui voit dans l'article 1 « un passage obligé, une continuité de ce qu'on avait commencé avec l'ADQ et maintenant la CAQ. C'est cette autonomie qu'on souhaite mettre en place. Cette chaise qui existe, même si plusieurs disaient qu'elle ne pouvait pas exister. C'est un Québec fort dans un Canada uni (...). »

La CAQ souhaite ainsi aller chercher une partie de la clientèle habituelle du Parti libéral du Québec ou du Parti québécois, mais aussi des anglophones et des allophones qui craignent une séparation du Québec. 

La question de l'éducation est une fois de plus revenue à la table des débats au congrès de la CAQ. La plateforme proposera une série de mesures qui viendront freiner tout gouvernement qui serait tenté de réaliser des économies en coupant dans l'accompagnement aux élèves, explique André Lamontagne, député de Johnson. Le profil sociodémographique de la MRC d'Acton, qui se trouve dans sa circonscription, démontre que la région est en difficulté­ dans ses écoles, ajoute-t-il. 

« Avant d'avoir les coupes, c'était déjà difficile. On a une proposition qui vise à garantir un nombre X de ressources spécialisées par X élèves. On a adopté un nombre important de résolutions en éducation. Les deux propositions phares sont la prématernelle à 4 ans disponible gratuitement partout au Québec­ et l'accompagnement des jeunes jusqu'à l'obtention de leur diplôme ou jusqu'à leurs 18 ans. »

La fierté du Québec

Le chef de la CAQ, François Legault, l'a annoncé durant le rassemblement : un projet touchant l'hydroélectricité est en préparation. « C'est une Baie James du 21e siècle qu'on est en train de préparer et qu'on va dévoiler durant l'année 2017, expose François Bonnardel. C'est un symbole fort, Hydro-Québec, dans l'autonomie d'une province. C'est certainement avec Hydro-Québec qu'on va développer des ententes avec nos voisins. Tout le monde est un peu jaloux de notre capacité de développer de l'hydroélectricité. Cette fierté, on va la développer encore plus pour amener une Baie James 2.0, redonner un élan et augmenter encore plus nos exportations dans les 25, 50 prochaines­ années. »

Le leader parlementaire a confiance que la société d'État sera en mesure de faire le développement avec ses lignes à 735 kV (NDLR : lignes de transport à très haute tension) « qui sont uniques à nous dans un environnement où on va le moins possible déboiser et toucher les villes et villages. [...] C'est certain que quand tu amènes un grand projet comme celui-là, tu souhaites des interconnexions. Je pense qu'Hydro-Québec sera capable de répondre sans bulldozer le territoire », ajoute-t-il, questionné par La Voix de l'Est sur la construction de lignes qui ne plaisent pas toujours aux contribuables. 

Une telle initiative pourrait notamment permettre la création de milliers d'emplois, dit-il, en plus de créer de la richesse. Dans la région, des entreprises déjà contractuelles pour Hydro-Québec­ pourraient voir leur charge de travail augmenter.

Francisation

Jeudi dernier, la députée d'Iberville­ Claire Samson déposait quant à elle son rapport Une langue commune à tous et pour tous au terme de deux saisons de consultation auprès d'acteurs du milieu de l'immigration.

Mme Samson voudrait que les cours de francisation soient obligatoires pour tous les nouveaux arrivants. Pour leur faciliter la vie, les allocations pour la francisation passeraient de 120 $ à 200 $ par semaine et des places en garderie seraient garanties. Cette dernière mesure permettrait aux femmes de se libérer le temps des cours.

Durant le congrès, « il y a eu beaucoup de questions de la part des membres sur le rapport sur la francisation des immigrants, observe Mme Samson, flattée par cet intérêt. Les gens m'ont demandé de résumer les principales actions. (...) Ça a été bien accueilli. »

Elle s'attend à ce que les entreprises mettent la main à la pâte, en préférant la francisation à d'autres programmes de formation­ de la main-d'oeuvre.

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