Pauline Quinlan réfléchit à son avenir

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Pauline Quinlan est présentement en réflexion concernant son avenir en politique municipale.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Pauline Quinlan briguera-t-elle les suffrages pour un nouveau mandat à la mairie de Bromont en 2017 ? À un an des élections municipales, la question demeure entière. La principale intéressée compte dévoiler ses intentions dès le début de la prochaine année.

Pauline Quinlan effectue actuellement son cinquième mandat consécutif à la barre de Bromont depuis son élection en 1998. Bien que la passion pour la sphère politique soit toujours au rendez-vous, l'élue de 71 ans avoue avoir amorcé une remise en question il y a quelques mois déjà. Plusieurs éléments pourraient faire pencher la balance d'un côté comme de l'autre, a-t-elle confié en entrevue. 

« Décider de me présenter pour un nouveau mandat est une décision importante qui demande une réflexion approfondie. On a accompli de grandes choses depuis que je suis à la barre de la Ville. Est-ce que je pourrais encore apporter un certain leadership dans les grands dossiers ? Est-ce que j'ai encore l'énergie et le soutien pour faire un autre terme de quatre ans ? Je n'ai pas encore les réponses à ces questions. »

D'ailleurs, concilier vie de famille et politique active n'est pas toujours de tout repos, a mentionné celle qui a une dizaine de petits-enfants. « C'est important de trouver un juste équilibre entre la vie personnelle et les autres obligations. Comme mairesse, je veux le meilleur pour la population. Mais il faut aussi que je pense à mes proches dans tout ça. »

Contribution

C'est par ailleurs avec fierté que Pauline Quinlan regarde derrière son épaule pour prendre la mesure du chemin parcouru comme mairesse. « Je suis très heureuse d'avoir pu contribuer à ce que tous les gens travaillent ensemble pour redonner le dynamisme à la ville de Bromont. Quand j'ai été élue en 1998, s'est-elle remémorée, le climat était très morose. L'usine Hyundai venait de fermer ses portes. Mon thème de campagne était "Travaillons pour Bromont". C'est encore aujourd'hui très représentatif de ma vision pour la communauté. »

En près de deux décennies d'engagement politique, Pauline Quinlan a vu de nombreux points saillants jalonner l'histoire de la localité. En voici quelques-uns qui ont particulièrement retenu son attention. « La municipalité a maintenant une richesse foncière qui dépasse deux milliards. On a aussi une population qui a doublé depuis que je suis [mairesse]. Je suis également très fière du rôle que Bromont joue, tant au plan régional que provincial. On a une reconnaissance assez exceptionnelle pour une ville de cette taille. »

Essor de Bromont

Dans la même veine, plusieurs projets ont contribué à l'essor de Bromont. Deux d'entre eux sortent du lot, a indiqué l'élue. Le premier est celui de « ville branchée ».

« On a été une des premières municipalités au Québec à offrir des services Internet, dans un milieu assez rural. Ça a amené le volet de mieux communiquer directement avec nos citoyens via le Web. » Le second consiste à ce que Bromont « prenne une place importante » au sein de la MRC Brome-Missisquoi tout en « demeurant un partenaire de premier plan » de la MRC Haute-Yamaska, qu'elle a quittée il y a près de quatre ans. 

« Peu importe ma décision, j'apprécie ce que je fais. J'aime le contact avec les gens et je travaille toujours dans l'intérêt de la communauté. [...] Je souhaite que la population en général, mais surtout les jeunes et les femmes, s'intéresse davantage à la politique municipale, a-t-elle conclu. C'est le palier de gouvernement qui est le plus près des citoyens. »

Des rumeurs

Quelques noms de candidats potentiels à la mairie de Bromont, gravitant actuellement en dehors de la sphère politique, circulent depuis plusieurs semaines. Lola Landes, qui dirige la Fondation BMP, est du nombre. Un écho qu'elle a toutefois réfuté sans hésiter. « Plusieurs personnes à Bromont veulent que je me présente à la mairie. C'est vrai. Mais de mon côté, il n'en est pas question. » 

Le nom de l'homme d'affaires François Dandenault alimente également les rumeurs. Le principal intéressé n'a pas fermé la porte à briguer les suffrages.

« Il y a bien des gens qui m'approchent pour que je me présente à la mairie en 2017. C'est très flatteur, a-t-il concédé au bout du fil. Mais un poste comme celui-là, c'est une job à temps plein. Si j'étais à la retraite, ce serait 99 % oui. Mais j'ai une entreprise [Retec] qui va très bien. Ce n'est pas une décision à prendre à la légère, alors je suis en réflexion pour l'instant. »

Brigueront-ils les suffrages à nouveau en 2017 ?

Pierre Distilio, district 1, élu en 2013

« Ma décision est prise depuis quelques mois. J'aime beaucoup ma fonction de conseiller et je sens que je peux contribuer à faire avancer ma communauté. Alors c'est évident que je veux revenir en 2017 pour un autre mandat. »

Louis Villeneuve, district 2, élu en 2013

« Je suis en train de réfléchir. C'est tout un défi de concilier ma vie professionnelle et personnelle bien remplie avec la politique. [...] Une chose est certaine, j'apprécie beaucoup mon premier mandat. »

Diane Perron, district 3, élue en 2009

« Plusieurs personnes m'ont approchée pour que je me présente à la mairie aux prochaines élections. Mais c'est une grosse charge de travail et je vais laisser la place à d'autres. D'un autre côté, j'aime m'impliquer dans ma communauté comme conseillère municipale. Je peux contribuer à faire avancer des dossiers importants pour les gens que je représente. C'est très important pour moi. Alors oui, je veux me faire élire à nouveau en 2017. »

Marie-Ève Lagacé, district 4, élue en 2009

« Je suis en réflexion. Je participe à de très beaux dossiers. J'ai une belle expérience en politique ces dernières années. Par contre, j'ai l'intention de prendre ma décision en janvier. C'est un engagement pour quatre ans. Je sais qu'il y aura du mouvement à la mairie. Il y a aussi la situation familiale qui entre en ligne de compte. Si je reviens, je veux être en mesure de bien remplir ma fonction de conseillère. »

Réal Brunelle, district 5, élu en 2002

« Je veux me présenter en 2017, mais je ne sais pas encore à quel poste. Je vais voir si Pauline Quinlan demande un nouveau mandat, ensuite je prendrai ma décision. Si ce n'est pas comme maire, je veux revenir comme conseiller. [...] J'ai toujours le désir de travailler pour la communauté et je veux faire avancer les dossiers à la ville. »

Sylvie Adam, district 6, élue en juin 2015 (poste vacant)

« Considérant mon apprentissage en politique, la première année fut très riche, intense et remplie de dossiers spéciaux. Je me suis promis de ne pas prendre de décision avant d'avoir complété ma deuxième année, ce qui me mène à la fin juin 2017 pour statuer sur la possibilité de me représenter. »

- par Jean-François Guillet

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