Un immeuble dangereux, juge la Ville

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La Ville de Granby a mandaté une firme d'avocats pour faire cesser les activités industrielles dans l'immeuble abritant les entreprises Logipac et Pro-Flam le temps que des correctifs soient apportés. Elle estime notamment que la construction représente « une menace pour la sécurité du public ».

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Intervention plutôt rare : la Ville de Granby a mandaté une firme d'avocats pour faire cesser les activités dans l'immeuble abritant les entreprises Logipac et Pro-Flam jusqu'à ce que des correctifs soient apportés. Elle estime notamment que la construction représente « une menace pour la sécurité du public », des risques d'incendie étant présents.

« La Ville va prendre ses responsabilités pour la sécurité de ses citoyens », a affirmé le maire Pascal­ Bonin. 

L'immeuble occupe un pan du quadrilatère formé par les rues Frontenac, Maisonneuve, Douville et Saint-Urbain. Bien qu'il abrite deux entreprises, ce serait les activités de Pro-Flam qui posent particulièrement problème. Des résidants du voisinage se sont d'ailleurs plaints le mois dernier du bruit et de la poussière générés par la compagnie spécialisée dans la fabrication­ de granules de bois.

Le sommaire décisionnel transmis aux élus, dont les médias ont obtenu copie, précise que l'immeuble a fait l'objet de plusieurs inspections depuis 2012 de la part du service d'urbanisme, mais aussi de celui des incendies. « Malgré l'émission de plusieurs constats d'infraction et la transmission de plusieurs avis et mises en demeure, rien n'a été fait pour corriger les nombreux problèmes et déficiences qui affectent l'immeuble », peut-on lire dans le document.

« Pire encore, la mixité des usages qui ont lieu à l'intérieur dudit immeuble, et ce, sans permis et sans que ne soient respectées les exigences du Code du bâtiment, du Code national de prévention des incendies et des règlements municipaux, représente un risque sérieux tant pour les travailleurs des entreprises concernées que pour les citoyens qui résident aux alentours et les pompiers qui auront à intervenir advenant un incendie », est-il aussi relevé dans le sommaire décisionnel. 

Aux normes

Le cabinet d'avocats Racicot Chandonnet a été mandaté pour entreprendre les procédures nécessaires pour que les activités cessent dans cet immeuble jusqu'à ce qu'il soit conforme aux normes et que les permis requis soient délivrés, ou bien qu'il soit démoli, si nécessaire.

« Si le conseil a agi, c'est parce qu'il y a évidence de dangerosité », justifie le maire Bonin, qui a cependant préféré réserver ses commentaires, le dossier étant « judiciarisé ». 

La résolution adoptée précise en outre que la construction « génère divers contaminants, soit du bruit excessif et de la poussière ». Cette poussière s'infiltre dans l'égout municipal, est-il souligné.

Joint par La Voix de l'Est, le propriétaire de Pro-Flam, ainsi que de l'immeuble, Jacques McLean, a toutefois assuré que l'immeuble « est déjà aux normes ».

Surpris de la position de la Ville, M. McLean a dit que des tests de décibels réalisés sur place auraient permis de constater que les résultats sont en deçà des normes en vigueur à la Ville. « Les normes maximales sont de 55 décibels, nous, on est à 40 », a-t-il affirmé. 

Aussi, il soutient qu'il y a « zéro poussière » qui s'échappe de son usine. 

Un résidant de la rue Douville, Luc Boulanger, a pourtant affirmé le mois dernier, à la séance du conseil municipal, que « la qualité de vie, c'est une saison par année » dans ce secteur. « Le printemps, l'été et l'automne, la sciure de bois nous pollue les poumons, les meubles, la piscine, l'auto, n'importe quoi »,

a-t-il affirmé.

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