Le GASP déçu par l'adoption de la loi 70

Le coordonnateur du Groupe Actions Solutions Pauvreté (GASP)... (archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Le coordonnateur du Groupe Actions Solutions Pauvreté (GASP) de la Haute-Yamaska, Nicolas Luppens

archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Nicolas Luppens, coordonnateur du Groupe Actions Solutions Pauvreté de la Haute-Yamaska (GASP), se désole de l'adoption de la loi 70.

Depuis le dépôt du projet de loi, le GASP a dénoncé aux côtés d'autres organismes communautaires le pouvoir que veut se donner Québec de couper dans le chèque d'aide sociale des nouveaux prestataires.

« On a posé des actions locales. Des actions ont été faites un peu partout au Québec et le ministre a été très fermé aux propositions qui ont été faites, même par la Coalition objectif dignité, qui avait présenté une belle alternative », réagit M. Luppens, qui se demande bien comment une personne peut réussir à vivre en n'ayant en poche que 399 $. 

La coalition avait proposé une allocation de participation mensuelle de 260 $ aux personnes qui s'engagent dans le parcours de formation et d'insertion à l'emploi et avait demandé que le programme Objectif emploi soit présenté rapidement par un agent d'aide socioéconomique aux nouveaux demandeurs. 

Cette fois, le gouvernement souhaite que les demandeurs d'aide sociale aptes au travail participent au programme Objectif emploi. En cas de refus, leur chèque sera coupé et pourrait passer de 623 $ à 399 $. 

Les organisations comme le GASP luttent avec ardeur pour que l'aide sociale soit, au contraire, rehaussée. Les critères qui encadrent l'aptitude au travail sont par ailleurs vivement critiqués par Nicolas Luppens qui connait des gens jugés capables de retourner sur le marché du travail, mais qui sont bien loin de l'être.

Espoir

« On a peut-être encore des gains à faire parce que tout n'est pas encore réglé avec le projet de loi, ajoute M. Luppens. Il y a beaucoup de détails qui doivent suivre avec le règlement qui vont être adoptés, comme le montant des coupures sur le chèque d'aide sociale ou si le chèque peut être retenu. Ce n'est pas encore écrit sur papier dans la loi. »

Quant à la définition d'un emploi convenable, il promet d'être vigilant, par exemple en ce qui concerne les déplacements. 

« De ce que j'ai entendu il y a quelques mois, le ministre Blais a dit qu'il n'obligerait pas quelqu'un à changer de ville, très loin, pour son processus d'intégration à l'emploi parce que son milieu en est un qui va l'aider. Il y a des concessions qui ont été faites à ce sujet-là, mais c'est sûr qu'il va falloir être vigilant. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer