Près d'un million de dollars en surplus à Bromont

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La mairesse de Bromont, Pauline Quinlan

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) La municipalité de Bromont prévoit boucler le présent exercice financier avec un excédent de 963 300 $. De plus, le secteur immobilier tourne rondement, la valeur des permis de construction ayant atteint plus de 41 M $ au 30 septembre. Une hausse de 13,5 % comparativement à l'an dernier à pareille date.

À un mois du dépôt du budget pour l'année à venir, la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan a fait état, comme le prévoit la loi, du rapport sur les finances de la municipalité. Soulignant la « gestion rigoureuse des dépenses de fonctionnement », l'élue a noté que « l'excédent anticipé provient principalement des revenus additionnels non prévus ». « On a une situation financière très saine, a-t-elle dit en entrevue. Selon nos orientations et nos objectifs, on est conformes à ce qu'on souhaitait. »

Notons que le surplus accumulé au 31 décembre 2015 s'élevait à 5 995 126 $. Mme Quinlan met toutefois un bémol. « Bromont doit être prudente avec le surplus. [...] Il est élevé, mais il y a une marge à considérer », a-t-elle indiqué. 

En effet, un dossier pendant depuis 2013 avec le ministère des Affaires municipales pourrait brouiller les cartes au niveau des finances de la Ville. Le différend concerne des compensations tenant lieu de taxes pour l'immeuble abritant le Centre de collaboration MiQro Innovation (C2MI). Bromont avait octroyé un congé de taxes de 10 ans au C2MI, qui a pignon sur rue depuis 2011 dans le parc scientifique. Or, Québec conteste la légitimité de ces remboursements étant donné le flou entourant le détenteur officiel du bâtiment. De son côté, la Ville soutient que celui-ci est une propriété de l'Université de Sherbrooke, alors que Québec prétend qu'il relève du domaine privé. La demande de révision d'évaluation foncière pourrait se traduire pour Bromont en une facture salée, estimée à près de 1,9 M $ à la fin de 2015.

Quant au secteur de la construction, il ne semble pas vouloir s'essouffler, au contraire. La valeur des permis émis par la Ville s'élevait à 41 544 006 $ au 30 septembre. Ce chiffre était de 36 587 297 $ un an auparavant, en recul d'un peu plus de 2 M $ comparativement à 2014 à la même période.

Projets

Selon Mme Quinlan, la majorité des projets prévus au programme triennal d'immobilisations ont été réalisés jusqu'ici en 2016. Une enveloppe avoisinant 7,9 M $ avait été consentie en ce sens par les élus. Pour 2016, la Ville envisageait une augmentation de 3,13 % de son budget de fonctionnement, qui devait totaliser environ 23 M $. Rappelons que les contribuables paieront également 3 350 000 $ pour le remboursement de la dette à long terme, un accroissement de près de 10 %. L'endettement global net à longue échéance de la municipalité avait été estimé, lors du dévoilement du budget de l'exercice en cours, à 52 500 000 $.

Près de 2,3 M $ devaient être injectés en 2016 aux travaux publics. En ce qui concerne les loisirs, la culture et la vie communautaire, une enveloppe de 437 500 $ a été octroyée. Cette somme doit grimper à 3,4 M $ pour 2017. La réfection de nombreuses infrastructures routières était au calendrier cette année. En somme, 4,2 M $ ont permis la remise à niveau d'aqueducs, d'égouts et d'artères routières. « L'acquisition de propriétés [notamment le garage Lequin] situées au coeur de la rue Shefford afin d'aménager une place publique » figure notamment au bilan des réalisations, a souligné Mme Quinlan.

Taux de taxation

Bromont est une des rares municipalités de la région à faire durer le suspense, jusqu'au dévoilement du budget en décembre, concernant l'accroissement ou la diminution de ses taux de taxation. Pourquoi agir ainsi ? « On prend vraiment le temps d'analyser [les données budgétaires] d'une façon approfondie. On regarde aussi certaines obligations de la municipalité, a fait valoir Mme Quinlan, citant en exemple le dossier de la demande de révision foncière du C2MI. On est prudents. On l'a toujours fait comme ça. On est très conscients qu'il y a une charge importante qu'on perçoit pour les citoyens. »

Rappelons que pour une deuxième année consécutive, le portefeuille des contribuables bromontois a eu un peu de répit en 2016, leur compte de taxes demeurant presque au beau fixe. Outre un gel de l'impôt foncier, toutes catégories confondues, la Ville a préconisé une légère hausse de la tarification des services.

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