Waterloo relance l'idée d'une fusion

Selon le maire de Waterloo, Pascal Russell, il... (Catherine Trudeau, Archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Selon le maire de Waterloo, Pascal Russell, il faut traiter cet enjeu «une fois pour toutes».

Catherine Trudeau, Archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Waterloo) Le maire de Waterloo, Pascal Russell, invite ses homologues de Shefford et Warden à tâter le pouls de leur population quant à une éventuelle fusion entre les trois municipalités. Il aura toutefois beaucoup de travail à faire pour les convaincre.

M. Russell en a fait la proposition mardi soir, lors de son discours sur la situation financière de la Ville. Mentionnant que les trois administrations travaillaient ensemble depuis plusieurs années en matière de loisirs, de sécurité incendie, d'éducation, des services de cour municipale et d'environnement, M. Russell a soutenu qu'il fallait traiter de cet enjeu «une fois pour toutes», en mettant de côté les guerres de clocher.

Avant de faire cette proposition publique, le maire s'était assuré de l'appui de son conseil et en avait préalablement avisé les maires voisins, André Pontbriand et Philip Tétreault. 

Pourquoi avoir attendu à la fin de son dernier mandat pour y aller d'une telle proposition? «Je suis rendu là, après tous les autres dossiers que j'avais à traiter. Tout est une question de ''timing'' et il y a une fenêtre d'opportunité en ce moment.»

Selon lui, les trois municipalités sont à la croisée des chemins et le temps est venu d'optimiser leurs ressources. «21 élus et trois DG pour environ

12 000 de population, c'est totalement aberrant», a-t-il fait remarquer.

Pascal Russell précise que sa démarche - qui pourrait prendre la forme d'une «étude objective» - est exploratoire; n'empêche, il souhaite susciter l'intérêt des élus. «On va regarder les options. La clé, c'est le dialogue. Il faut voir si c'est avantageux pour tout le monde de travailler ensemble. Mais ultimement, la décision va revenir à la population.»

Fin de non-recevoir

Pour André Pontbriand, cependant, la réponse est claire : c'est non. «C'est déjà réglé: Shefford n'est pas intéressée.» Le maire, qui quittera aussi la politique l'an prochain, rappelle que la population s'est déjà prononcée contre cette possibilité il y a de nombreuses années et il se dit convaincu qu'elle n'a pas changé d'idée depuis.

«On est en dans une bonne situation financière à Shefford. On est la belle dans l'histoire. Et Waterloo veut marier la belle pour sa dot!», illustre M. Pontbriand sans détour.

Philip Tétreault est plus nuancé, mais pas plus enthousiaste. «On va attendre qu'une étude soit faite avant de se prononcer... Mais de prime abord, je ne suis pas favorable à l'idée. Je vais en parler à la prochaine réunion du conseil.» Le maire de Warden ne cache pas qu'un regroupement entre sa petite municipalité d'environ 370 âmes et Shefford lui sourirait davantage. «J'ai déjà abordé la question, mais Shefford n'était pas en faveur.»

Le sujet des fusions municipales avait fait beaucoup jaser, surtout au début des années 2000, alors que les noms de Granby, Shefford, Waterloo, Warden et Stukely-Sud revenaient régulièrement dans l'actualité. 

Le triangle Shefford, Waterloo et Warden faisait partie des dossiers proposés, mais on se rappelle que les maires de l'époque, Paul Masse (Waterloo) et Jean-Paul Forand (Shefford), notamment, affichaient des vues fort divergentes sur cette éventualité.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer