Goulet réplique aux propos de Bonin

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«C'était loin d'être le cas que la Ville était dans une situation pitoyable», a réagi l'ex-maire Richard Goulet.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) L'ex-maire de Granby, Richard Goulet, ne veut pas revenir en politique. N'empêche qu'il n'a pu s'empêcher de bondir lorsqu'il a lu une récente déclaration de son successeur à la mairie, Pascal Bonin. Celui-ci laissait entre autres entendre que les finances de la Ville étaient au plus mal lors de son arrivée en poste.

« C'était loin d'être le cas que la Ville était dans une situation pitoyable », a tenu à réagir M. Goulet - en son nom et en celui des élus qui étaient en poste précédemment - à La Voix de l'Est.

Le maire Bonin a confirmé récemment qu'il briguera un deuxième mandat à la mairie. Dans la foulée, il a déclaré s'être « attaqué à de gros morceaux ». « On a gagné le procès des terres Miner, réglé le dossier de Joël Neault (un promoteur immobilier qui avait intenté une poursuite contre la Ville) et le problème du pont (Patrick-Hackett). On a redonné une santé financière à la Ville. On n'avait plus un cent quand je suis entré en poste. On s'apprêtait à emprunter dès les premiers mois de l'année pour patcher les premiers trous. On a baissé la dette de 8 % en respectant la capacité de payer des gens », a énuméré Pascal Bonin. 

Richard Goulet soutient toutefois que l'administration précédente a laissé dans les coffres, après les élections de 2013, un surplus non affecté de 16,3 millions $, dont une bonne partie provenait de la vente des terres Miner. « Le 1er janvier 2014, le conseil en place avait dans ses coffres un montant jamais vu à cause de terres Miner. (...) Pour quelqu'un qui dit qu'il n'y avait pas une cent, c'est complètement faux », dit-il. 

Pas la même chose

« On ne parle pas le même discours. On a toujours eu de la difficulté à se comprendre », a réagi Pascal Bonin. 

Ce dernier affirme qu'il faisait allusion aux disponibilités budgétaires de la Ville pour faire des travaux. « Je parle de marge de manoeuvre du budget d'immobilisation. Je ne parle pas de surplus. Il nous restait 6,8 millions $ de disponibles pour faire des travaux en 2014 et la prévision pour 2016 était de 2,9 millions $ », affirme M. Bonin. 

« Un surplus, c'est éphémère, et un service de la dette, c'est récurrent. Ça montre qu'on ne s'est jamais compris. Ça sera aux citoyens de juger, mais l'héritage qu'on a, c'est un service de la dette de 10 millions $ en 2017 », ajoute-t-il.

« J'ai fait ma belle-mère pour le dossier de la piscine. Mais je n'accepte pas qu'on dénigre ce qu'on a fait et qu'on se plaigne d'une administration qui n'a jamais laissé un montant aussi important à une administration subséquente », affirme Richard Goulet.

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