Spectacles au Bistro 633: «Ça nous pourrit l'existence»

Le Bistro 633, sis dans le Vieux-Village à... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Le Bistro 633, sis dans le Vieux-Village à Bromont, est au coeur d'un litige.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) De nombreux citoyens résidant à proximité du Bistro 633 à Bromont ont fait valoir leur « ras-le-bol », lundi, concernant le bruit émanant des prestations musicales à l'extérieur du commerce au cours des derniers mois. Ils ont tour à tour pris la parole durant la période de questions de la séance du conseil.

Le restaurateur, Luc Viens, s'est fait coller pour près de 6000 $ de constats d'infraction pour nuisance depuis la fin mai. Exaspéré, l'homme d'affaires avait levé le voile sur ce qu'il considère comme « de l'acharnement », lors de la séance du conseil d'octobre. Plusieurs membres de son voisinage ont tenu à faire contrepoids à cette sortie publique. Florence Hupin est du nombre. « Mon été s'est transformé en conflits constants, a lancé la jeune femme aux élus. À un point tel que je pense me départir de ma maison. [...] Nous vivons avec une problématique que je ne souhaite à personne. »

L'an passé, l'homme d'affaires a ajouté une terrasse à l'arrière de son commerce de la rue Shefford pour que des musiciens locaux s'y produisent durant la saison estivale. Il a au préalable obtenu un permis en ce sens auprès de la municipalité. Or, peu de temps après le début des prestations en plein air, à raison de trois soirs par semaine, le restaurateur a reçu la visite des policiers. Selon Luc Viens, qui réside au-dessus­ de son bistro, la première contravention lui a été donnée le 22 mai. « Ensuite, ça va même à deux par jour », avait-il mentionné, citant en exemple le 30 juin où il a écopé de deux billets en moins de deux heures.

Ces plaintes émanent notamment de Florence Hupin. Selon elle, le bruit est « insoutenable ». « La fréquence et le volume sonore sont de réels problèmes. J'ai l'impression d'être juste à côté du groupe de musique. [...] Après avoir essayé de discuter avec le propriétaire du resto, qui n'a présenté aucune empathie et ouverture, nous avons, mon mari et moi, commencé à avoir recours au service de police. »

Des propos qu'ont tour à tour endossés Lise Gagné et son conjoint André Côté, Éric Koraen et Christopher­ Heldt. « C'est simple, le bruit au Bistro 633, ça nous pourrit l'existence », a lancé en marge de la séance Mme Gagné.

Solutions ?

Luc Viens a évoqué que le règlement sur le bruit devrait être « mieux adapté » à la réalité de la zone commerciale du Vieux-Village, rue Shefford. « On parle d'une communauté animée pour la population et accueillante pour les visiteurs. Pourquoi est-ce que le règlement municipal de la rue commerciale au niveau des nuisances sonores est le même que pour le golf et les [quartiers résidentiels] ? Je pense que c'est un non-sens ! », a-t-il lancé. Plusieurs gens d'affaires du Vieux-Village avaient alors appuyé ses propos. 

André Côté, également commerçant dans la rue Shefford, a pour sa part indiqué que l'impasse pourrait être dénouée en tenant les spectacles­ à l'intérieur du bistro. 

Selon la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, plusieurs pistes de solutions sont envisageables. « Les options que nous avons sont de regarder la réglementation et les permis octroyés pour le commerce. Mais nous n'arriverons pas demain avec la solution magique. Il faut entendre les gens, comprendre l'ensemble de la problématique et trouver une avenue qui soit acceptable pour tous, a-t-elle indiqué, faisant le parallèle avec le règlement sur les animaux de la municipalité, amendé le 4 avril, qui introduit désormais la notion de dangerosité des bêtes. L'hiver arrive, alors nous allons prendre un peu de recul pour analyser le dossier. »

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