Les appuis s'accumulent pour une école alternative publique à Granby

Mélissa Messier (avec sa fille Léa), Valérie Berthelette... (Alain Dion)

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Mélissa Messier (avec sa fille Léa), Valérie Berthelette et Evelyne Lebeau (avec sa fille Mylie) font partie des instigatrices du projet d'école publique alternative à Granby.

Alain Dion

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) L'idée d'une école alternative publique dans la ville du zoo gagne des appuis. Une centaine de préinscriptions sont déjà enregistrées, le député de Granby a été sensibilisé et la commission scolaire assure de sa collaboration.

« Ça mérite d'être regardé et analysé, indique le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin. On n'a pas fermé la porte, mais il reste à voir comment ça peut s'inscrire dans notre projet éducatif. »

Beaucoup de travail reste à faire, dit-il. En plus de continuer de récolter des appuis, les instigatrice du projet, qu'il a rencontrées cette semaine, devront trouver une école qui accepte de modifier sa vocation, ce qui peut prendre plusieurs années. 

M. Sarrazin donne l'exemple de l'école Centrale de Saint-Joachim-de-Shefford, devenue internationale par la volonté de la communauté. Car la commission scolaire ne peut imposer à un établissement existant de devenir alternatif « et le gouvernement n'est pas chaud à l'idée de bâtir de nouvelles écoles dédiées ».

Il juge néanmoins que le projet est sur la bonne voie. « Elles ont bien fait ça. Elles croient en leur projet et notre territoire est en progression, donc, tout est envisageable. » Une seule école de Val-des-Cerfs est présentement à vocation alternative, soit Curé-A.-Petit à Cowansville.

Pertinence

La Voix de l'Est a rencontré trois des six instigatrices, cette semaine. Elles ont visité plusieurs écoles de ce type, colligé beaucoup d'informations et rédigé un texte fondateur. 

Elles croient ferme à la pertinence d'une école alternative à Granby, et ce, pour le bien des élèves.

« Ceux qui apprennent vite peuvent apprendre encore plus vite », dit Valérie Berthelette, et ceux qui éprouvent des difficultés évoluent aussi plus facilement. Ce type d'établissement suit mieux le rythme de l'enfant en lui permettant d'apprendre davantage par projets, par le jeu et selon ses intérêts, souligne-t-on.

« On s'adapte à eux, dit Évelyne Lebeau. Ils y vont avec leurs intérêts, leurs passions, au lieu que ce soit quelque chose d'imposé. »

« Il faut laisser les enfants être des enfants !, dit Mélissa Messier. Ils apprennent plus vite quand c'est par plaisir. »

Les parents s'impliquent aussi davantage dans une école alternative, et les évaluations sont moins nombreuses. La nature, l'activité physique et l'entraide y occuperaient une place prépondérante. « Ça devient comme une grosse famille », dit Mme Lebeau.

Craintes

Elles balaient les craintes voulant que les enfants y soient laissés à eux-mêmes. « Ils suivent aussi un programme, dit Mme Messier. C'est la façon d'enseigner qui est différente. »

« À la base, tous les enfants ont la capacité d'être autonomes », ajoute Mme Lebeau. Les réticences, dit Valérie Berthelette, viennent du fait que l'école alternative n'est pas encore assez ancrée dans notre culture.« Or, plusieurs professeurs enseignent déjà de cette façon. »

Elles convient les personnes intéressées à une soirée d'information qui se tiendra le

16 novembre à la ferme Héritage Miner de Granby, dès 19 h. On peut aussi se joindre à leur page Facebook appelée École publique alternative de Granby.

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