Piste multifonctionnelle rue Léger: avoir une bordure ou pas ?

Un résidant de la rue Léger à Granby,... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Un résidant de la rue Léger à Granby, Jean Petit, craint que l'absence d'une bordure de béton entre les propriétés et la controversée piste multifonctionnelle crée un phénomène d'érosion des terrains.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) L'aménagement d'une piste multifonctionnelle rue Léger, actuellement en cours, continue de faire des vagues. L'absence d'une bordure de béton entre le terrain des résidants et la piste controversée en fait sourciller certains. Cette bordure permettrait d'éviter l'érosion des gazons, fait valoir l'un des citoyens du secteur, Jean Petit.

« On a toujours eu l'impression qu'il y aurait une bordure et personne ne nous a jamais contredits », a lancé M. Petit vendredi. 

Selon lui, une telle bordure séparait déjà les terrains de la chaussée avant que la Ville n'y entreprenne des travaux qui visent la réfection de la voirie sur un segment de la rue ainsi que le prolongement des infrastructures d'aqueduc et d'égout sur un autre segment. Et, selon Jean Petit, cette bordure jouait un rôle important : elle permettait d'éviter l'érosion des terrains. 

« Comme la rue est en pente, l'eau descend dans la rue quand il pleut. Ça fait comme des ruisseaux en bordure », relève le résidant de la rue Léger.

Celui-ci a rencontré jeudi la conseillère municipale du quartier, Julie Bourdon, pour lui faire part de sa surprise et de sa déception. Il a aussi rencontré l'ingénieur responsable du projet aux services techniques. 

Vérification faite, l'aménagement prévu rue Léger ressemble à plusieurs égards à ce qui a été fait sur une portion de la piste multifonctionnelle de la rue Drummond. Il y a bien une bordure de béton, mais pour séparer la rue d'une bande gazonnée et de la piste multifonctionnelle. Selon Jean Petit, la présence d'une pente, rue Léger, fait toutefois en sorte que la situation est différente entre les deux rues et l'ajout d'une deuxième bordure près des terrains serait approprié. 

Ironique

L'ajout d'une telle bordure n'a jamais fait partie du projet, a cependant réagi vendredi le maire Pascal Bonin. « La conception, l'ingénierie et l'écoulement des eaux, ça a été pris en considération ça fait longtemps », a-t-il ajouté.

Le directeur des services techniques à la Ville, Gabriel Bruneau, précise qu'un pourcentage de pente (dévers) vers la rue est prévu dans l'aménagement de la piste multifonctionnelle. L'eau ruissellera ainsi soit vers la bande gazonnée (qui séparera la piste de la rue) ou soit directement dans la rue en transitant par les entrées charretières, explique-t-il.

Dans les circonstances, Pascal Bonin dit trouver « ironique » la demande des citoyens, alors que certains d'entre eux ont affirmé à plusieurs reprises trouver dangereux de devoir circuler à vélo entre deux bordures. « Là, il n'y a pas de bordure et ils en veulent une », s'étonne-t-il.

Mais il n'est pas question de reculer. Et ce nouvel ajout à la saga de la rue Léger fait bondir le maire. 

« On sait qu'on n'a pas été correct dans la façon dont on a approché le dossier. On nous l'a dit sur tous les tons. Mais il faut aussi que les citoyens soient logiques. (...) On peut-tu laisser le chantier progresser ? À un moment donné, je pense qu'on en met épais. Le dossier a été mâché et remâché 52 fois. Là, il est en action et il se déploie. Et il va continuer à se déployer. Point », tranche Pascal Bonin. 

Un contrat de 2,2 millions $ a été accordé à l'entrepreneur Bertrand Ostiguy de Shefford, dans le cadre du projet global de la rue Léger. Les coûts liés à la portion de la piste multifonctionnelle sont estimés à 170 000 $.

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