Verrières Saint-Alexandre: la fin d'une longue saga

Les élus municipaux de Granby ont entériné lundi... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Les élus municipaux de Granby ont entériné lundi soir, à l'occasion d'une séance extraordinaire, une entente qui permet de régler la poursuite de 11,5 millions $ déposée le mois dernier par le promoteur Joël Neault.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La Ville de Granby a réglé la poursuite de 11,5 millions$, entreprise le mois dernier par le promoteur immobilier Joël Neault. Elle a convenu d'acquérir plus de deux millions de pieds carrés de milieux humides lui appartenant, au coût de 2 250 000$.

L'entente a été entérinée lundi soir par les élus municipaux, réunis à l'occasion d'une séance extraordinaire. «On a pris nos responsabilités. Ce n'est pas l'achat le plus spectaculaire, mais c'est l'achat le plus nécessaire qu'il n'y a pas. On règle enfin ce dossier-là», a commenté le maire Pascal Bonin au terme de la séance.

Joël Neault avait déposé une poursuite parce qu'il estimait être «très lésé» par la Ville de Granby. Celle-ci a décidé au début de 2016 de ne pas prolonger la conduite d'aqueduc jusqu'au développement des Verrières Saint-Alexandre - un projet de M. Neault -, aux prises avec un problème d'eau potable, dans le secteur de l'ancien Canton. Le promoteur comptait en outre sur le prolongement des infrastructures municipales pour poursuivre le développement résidentiel dans le secteur des rues Fréchette et Mont-Joli, où il possède des terrains.

«Du jour au lendemain, ils ne veulent plus du projet, sans raison, avait déploré Joël Neault en entrevue à La Voix de l'Est, lors du dépôt de sa poursuite. Pourtant, depuis des années, on a discuté de tout ça et j'ai engagé de grosses dépenses - on parle de millions - dans ce projet-là. Ils auraient pu me le dire qu'ils n'en voulaient pas finalement.»

Pascal Bonin affirme que l'entente survenue avec le promoteur permettra de régler plusieurs problèmes. À commencer par celui du puits, qui s'est tari en 2009. La Ville l'approvisionne déjà depuis 2010 par camions-citernes, à la suite d'une ordonnance du ministère de l'Environnement.

La Ville sera dorénavant propriétaire du terrain, ce qui lui permettra de gérer le puits de façon «plus adéquate», dit le maire. «Ça va aussi nous permettre de faire des modifications parce qu'il y a des problèmes de drainage et de rues dans le secteur», ajoute-t-il.

Fin d'une saga

Selon Pascal Bonin, la Ville de Granby sera ainsi propriétaire d'environ la moitié des terrains de Joël Neault, l'autre appartenant au créancier de ce dernier.

Éventuellement, un développement sans services pourrait être possible sur la portion restante du terrain, de façon à permettre la construction d'environ 70 résidences. Cela serait «plus en harmonie avec le secteur» que les quelque 800 portes qui ont déjà été envisagées par M. Neault, relève le maire.

La Ville de Granby fait valoir que les 2 millions de pieds carrés qu'elle a acquis de M. Neault représentent 0,12% du territoire de la ville. «La protection de ces milieux naturels s'inscrit parfaitement dans le cadre du plan de conservation qui a pour objet de conserver à l'état naturel entre 12 et 17% de son territoire, futur enjeu en matière de développement», fait-elle valoir par voie de communiqué.

«Je n'essayerai pas de faire croire aux citoyens que, d'un point de vue financier, c'est un deal au pied carré. Ce n'est pas du tout ça. On avait un problème et on voulait le régler», laisse tomber Pascal Bonin.

Selon lui, la poursuite aurait pu engendrer des frais juridiques très importants. «Il y avait aussi un risque de perdre. Il y a eu des résolutions dans le passé. Même si ce n'est pas le conseil actuel qui les a adoptées, c'est la Ville. On ne voulait pas aller dans un dossier qui aurait pu coûter une fortune aux citoyens. (...) On a mis fin à une longue saga», déclare le maire Bonin.

Le promoteur Joël Neault n'a pas rappelé La Voix de l'Est lundi soir.

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