Don d'organes: l'héritage de Cyril Bonneau

Cyril Bonneau est décédé à l'âge de 36 ans... (fournie)

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Cyril Bonneau est décédé à l'âge de 36 ans à la suite d'une récidive du cancer. Il avait accepté de faire don de ses organes.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Après un combat contre le cancer, Cyril Bonneau s'est éteint à l'âge de 36 ans. En signant le petit autocollant au dos de sa carte d'assurance maladie autorisant le don d'organes, le Granbyen a laissé en héritage ses cornées. Sa conjointe Julie Paré et ses parents ont reçu en son nom un hommage posthume pour sa générosité.

«C'était émouvant», a confié Mme Paré, qui a reçu la médaille d'Ambassadeur de la santé décernée à son conjoint à titre posthume des mains du lieutenant-gouverneur du Québec J. Michel Doyon, vendredi, à Sherbrooke.

La cérémonie de reconnaissance était organisée par l'Association canadienne des dons d'organes. Deux cent six donneurs ont été honorés en présence de leur famille. Accompagnée par sa belle-soeur et ses beaux-parents, Mme Paré voulait y participer notamment pour son fils âgé de trois ans et demi afin de le «sensibiliser plus tard parce que son père était pour le don d'organes et moi aussi», explique-t-elle.

Cyril Bonneau a succombé à une récidive d'un cancer en juillet 2015. Le père de famille avait lutté une première fois contre la maladie en bas âge alors qu'une tumeur s'était attaquée à un rein.

Lorsque sa conjointe a appris qu'elle était enceinte, en 2012, le diagnostic de cancer est tombé à nouveau sur M. Bonneau. Un sarcome (tumeur maligne) de 30 centimètres était apparu dans le dos du trentenaire. Après une série de traitements et une opération, il a été en rémission environ un an avant que la maladie revienne en force et emporte le nouveau père de famille quelques mois plus tard, le 2 juillet 2015.

Un geste naturel

Le don d'organes n'a pas fait l'objet de grandes discussions entre son conjoint et elle, assure Mme Paré. Au contraire. À chaque renouvellement de leur carte d'assurance maladie, c'était un automatisme d'apposer ce petit autocollant et de le signer pour autoriser le prélèvement d'organes et de tissus en cas de décès. «Il me semble que ça fait longtemps qu'on appose le petit collant en se disant que peut-être un jour quelqu'un pourra en bénéficier», dit-elle, précisant toutefois qu'a à cause des traitements de chimiothérapie, «il ne pouvait pas donner tous ses organes, mais il pouvait donner sa cornée».

«S'il n'avait pas eu le cancer, il aurait voulu donner tous ses organes», poursuit la mère de famille.

Julie Paré a été surprise d'apprendre que son conjoint recevrait un hommage posthume pour le don de ses organes. «Dans ma tête, c'est un geste naturel (le don d'organes)», dit-elle.

En plus de recevoir la médaille d'Ambassadeur de la santé, le nom de Cyril Bonneau a été gravé aux côtés des autres donneurs sur un cénotaphe installé dans un parc de Sherbrooke. «Je pourrai y aller avec mon fils pour qu'il puisse voir le nom de son père», se réjouit Mme Paré.

Elle espère par ailleurs que son témoignage pourra inciter d'autres citoyens à signer ce petit autocollant qui sauve des vies.

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