Contrôle de l'érosion: Brome-Missisquoi sermonne Hydro-Québec

Hydro-Québec n'a pas mis en place de mesures... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Hydro-Québec n'a pas mis en place de mesures pour contrôler l'érosion lors de travaux exécutés le long du boulevard Pierre-Laporte à Bromont.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Les travaux réalisés par Hydro-Québec le long du boulevard Pierre-Laporte à Bromont ces dernières semaines ont été faits sans tenir compte de la réglementation municipale et de la MRC sur le contrôle de l'érosion.

Des inspections de chantier ont permis à la MRC Brome-Missisquoi de déterminer qu'aucune mesure pour empêcher l'érosion des sols mis à nu ou situés près de ruisseaux n'a été mise en place par les équipes d'Hydro-Québec, en contravention avec le règlement sur l'écoulement et la gestion des eaux de surface (REGES), confirme Francis Dorion, directeur de la gestion du territoire de la MRC.

«Ils peuvent prendre différentes mesures. On ne leur en impose pas. C'est au choix de l'entrepreneur. Mais ils doivent en mettre en place. Ils n'ont pas le choix. Mais ils n'avaient rien mis en place», explique M. Dorion. «Tout le monde est assujetti à ces règlements. Même Hydro-Québec.»

C'est par hasard que la MRC a appris que les travaux d'excavation d'Hydro-Québec, menés entre les chemins Compton et Montréal, étaient effectués sans tenir compte de la réglementation sur le contrôle de l'érosion. La société d'État ne s'est pas informée auprès de la MRC de ses règles en lien avec les cours d'eau, a dit M. Dorion. Trois ruisseaux se trouvent pourtant dans le secteur visé. «On ne comprend pas qu'ils ne soient pas venus nous voir. D'autres ministères le font quand ils ont des projets sur notre territoire.»

Les équipes d'Hydro-Québec ont été informées des exigences de la MRC. Toutefois, une intervention auprès de la direction de la société d'État a été nécessaire pour que des changements surviennent sur le terrain, a dit le directeur en entrevue à La Voix de l'Est. «Ils ont fait du recouvrement aux endroits où ils avaient creusé et ont semé du gazon.»

La réglementation du REGES doit être suivie autant par les entreprises privées que par les organismes publics, indique M. Dorion. «On n'est pas là pour leur taper sur la tête. On va les voir et on leur explique ce qu'ils peuvent faire.»

Fait intéressant: aucune amende ne peut être signifiée à Hydro-Québec même si elle a contrevenu à des règlements de la MRC, a mentionné M. Dorion.

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