C'est la fin pour Killer

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Blanca (à gauche) et Killer ont été euthanasiés vendredi en début d'après-midi.

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Cowansville) C'est la fin pour Killer et Blanca. Les chiens, qui avaient tué un petit carlin à Cowansville le 24 juillet dernier, ont été euthanasiés vendredi en début d'après-midi. La Ville a procédé moins de 24 heures après l'expiration du délai de 30 jours dont disposaient les propriétaires des chiens pour faire appel de la décision de la Cour supérieure. Le tribunal avait tranché dans le dossier le 13 septembre dernier.

Cela signifie que les propriétaires de Killer et de Blanca, Alexandre et Chantal Beaudoin respectivement, n'ont pas interjeté appel. Pour la Ville, il était donc important de ne pas étirer le dossier.

«Il y a un juge qui nous a donné raison et on a respecté le délai d'appel. Mais ensuite, il faut que vous compreniez qu'il y a des coûts qui sont rattachés à l'entretien de ces chiens-là et puis on n'avait pas à attendre encore indéfiniment», explique Me Alexandre Grandmont, avocat au cabinet Racicot Chandonnet, qui représente la Ville dans ce dossier.

Me Grandmont assure que l'euthanasie a été faite «dans les règles de l'art» par un vétérinaire «certifié et compétent». Selon lui, la saga de Killer - qui a fait couler beaucoup d'encre cet été - est bel et bien terminée.

«Pour la Ville, je pense qu'on va tourner la page, qu'on passe à autre chose et que ce dossier-là est clos.»

Même son de cloche pour le directeur de la SPA des Cantons, Carl Girard. Celui-ci a été impliqué de très près dans ce dossier qui lui en a fait voir de toutes les couleurs depuis le 24 juillet.

«Je trouve juste ça dommage que les chiens aient dû payer de leur vie, se désole-t-il. [...] Je ne me réjouis pas de la nouvelle. Je l'ai toujours dit que ce n'était pas un problème de chiens, mais un problème d'individus qui ont des chiens. Ce cas-là en était la preuve noir sur blanc.»

Revirements médiatisés

Depuis l'attaque du 24 juillet dans la rue Léopold, Killer avait retenu son lot d'attention. Il a été volé le 31 juillet, alors qu'il se trouvait dans les locaux de la SPA des Cantons à Cowansville. Le 10 août, les policiers de la Sûreté du Québec le retrouvaient à Waterloo, dans le cadre d'une enquête sur la possession illégale d'armes menant à l'intervention du groupe tactique. Un homme de 17 ans et un autre de 20 ans avaient alors été arrêtés. Le chien retrouvé et Blanca ont alors été transportés dans un endroit tenu secret par mesure préventive.

Le 26 août, un événement pousse la SPA des Cantons à resserrer sa sécurité. Josiane Demers, une Cowansvilloise connue des policiers et liée au propriétaire de Killer, a alors été accusée d'avoir mis le feu à une poubelle après avoir tenté de récupérer un chien dans les locaux de la SPA de l'Estrie, à Sherbrooke.

M. Girard et le vétérinaire consulté par Cowansville ont recommandé l'euthanasie de Killer et de Blanca, des chiens jugés extrêmement agressifs, le 22 août. Le sort des chiens devait d'abord être déterminé le 31 juillet à la Cour supérieure, mais la cause a plutôt été reportée au 13 septembre afin de donner le temps à l'avocat du propriétaire de Killer, Alexandre Beaudoin, de prendre connaissance du dossier.

Malgré cela, le juge François Tôth a tout de même donné raison à la Ville le 13 septembre, estimant qu'il s'agissait de «la seule avenue possible dans les circonstances». 31 jours plus tard, Killer rendait son dernier souffle, mettant un terme à une saga qui aura duré près de trois mois.

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