La prison pour un massothérapeute pervers

Le charpentier-menuisier et massothérapeute François Racine avait été... (tirée d'internet)

Agrandir

Le charpentier-menuisier et massothérapeute François Racine avait été déclaré coupable d'agression sexuelle.

tirée d'internet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Couronne et défense se sont entendues, mardi, sur la sentence à imposer à un charpentier-menuisier et massothérapeute déclaré coupable d'agression sexuelle.

Le Granbyen François Racine, âgé de 59 ans, avait offert des services de massothérapie à une jeune femme qu'il avait rencontrée lors de travaux de rénovation. La victime souffrait alors de douleurs au bas du corps.

Après un premier massage sans anicroche, il l'a incitée à marcher de façon suggestive et en petite tenue lors de la deuxième séance, qui a duré plus de quatre heures.

Il l'a aussi convaincue de se déshabiller graduellement, puis il a inséré ses doigts dans son vagin et son anus.

Bouleversée

La vie de la victime, qui avait 19 ans au moment du crime, en 2014, en a été bouleversée. «Elle a ressenti beaucoup de culpabilité et de confusion, a indiqué Me Élise Côté-Lebrun, du ministère public. Elle ne peut plus consulter un spécialiste seule, comme un physiothérapeute ou un médecin. Et elle se sent nounoune de s'être laissée faire. Elle en a fait des crises de panique.»

Rapport «mitigé»

Le rapport avant-sentence de l'accusé est «mitigé», a ajouté la procureure.

M. Racine a un faible risque de récidive, mais «n'admet toujours pas que ses gestes n'étaient pas que thérapeutiques».

Il ne s'agissait pas de simples touchers, a rappelé la procureure, mais de pénétrations digitales et d'abus de confiance.

À la défense, Me Mireille Leblanc a souligné que son client n'avait pas d'antécédent judiciaire et qu'il avait pâti de la médiatisation de l'affaire, puisque son couple s'est brisé.

Son geste n'aurait pas non plus été planifié ou prémédité.

Peine

Pour ces raisons, les parties ont suggéré une peine de six mois de prison suivie d'une probation de trois ans, d'une inscription pour 20 ans au registre des délinquants sexuels et d'une interdiction complète d'entrer en communication avec la victime.

Il sera aussi interdit à François Racine de pratiquer la massothérapie.

À la demande de la défense, le juge Champoux a toutefois accepté de reporter le prononcé de sa sentence à la fin octobre afin de permettre à l'accusé de finaliser son divorce. Il profitera de ce délai pour réviser la sentence suggérée.

«Je vais m'assurer que je ne rends pas une peine dans la précipitation», a dit le magistrat.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer