Incendie mortel à St-Pie: le coroner conclut à un suicide

Le coroner conclut qu'un geste volontaire aurait entraîné... (Archives, La Voix de l'Est)

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Le coroner conclut qu'un geste volontaire aurait entraîné la mort de Michaël Pellerin, découvert à la suite de l'incendie de son logement en janvier dernier.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

La mort d'un citoyen de Saint-Pie dans l'incendie de sa résidence survenu en janvier serait attribuable à un geste volontaire de sa part, conclut l'enquête du coroner, qui vient d'être publiée.

Rappelons que le 6 janvier dernier, un patrouilleur de la Sûreté du Québec avait aperçu de la fumée qui s'échappait d'un immeuble de la route 235 où vivait la victime, Michaël Pellerin. Les pompiers dépêchés sur place avaient découvert la victime dans son lit. Son décès avait été constaté sur place.

La victime âgée de 31 ans a été identifiée grâce à un examen odontologique au laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal. L'état de carbonisation de son corps a limité l'autopsie, mais le pathologiste a constaté l'absence de lésion anatomique préexistante pouvant expliquer le décès, peut-on lire dans le rapport du coroner Steeve Poisson.

«L'absence de dépôt de suie dans les voies respiratoires et l'absence de concentration létale ou toxique de monoxyde de carbone dans le sang ne permettent pas d'affirmer que M. Pellerin était vivant au moment où l'incendie a débuté. Toutefois cette constatation peut s'expliquer par le fait que la victime était au centre du foyer d'incendie», note le coroner.

Les techniciens en scène d'incendie de la Sûreté du Québec ont établi que le feu a pris naissance au pied du lit de la victime et qu'il est dû à une intervention humaine «mais il n'a pas été établi qu'il pouvait y avoir eu l'intervention d'une tierce personne», explique-t-on dans le document.

De leur côté, les policiers ont écarté tout acte criminel. «Il n'y a pas d'élément criminel observé sur place, indique la sergente Ingrid Asselin, porte-parole de la SQ en Montérégie. Notre enquête est terminée et elle ne permet pas de conclure qu'il y a eu infraction criminelle.»

Selon le témoignage des proches de Michaël Pellerin, ce dernier ne semblait pas bien aller dans les derniers jours. Il ne s'était pas présenté au travail ce jour-là ni la veille. Le jour de l'incendie, il n'avait pas ouvert la porte à des membres de son entourage qui s'étaient rendus chez lui pour savoir comment il se portait.

Le coroner conclut que, compte tenu des circonstances du décès, il s'agit fort probablement d'un suicide.

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