Saint-Césaire: plaidoyer pour un corridor scolaire sécuritaire

Depuis l'agrandissement de l'école, les parents sont tenus... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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Depuis l'agrandissement de l'école, les parents sont tenus de déposer leurs enfants devant l'école, rue Saint-Paul. Or, presque tous les jours, M. Lavoie se dit témoin de comportements «téméraires ou insouciants» de la part de parents qui déposent leurs enfants sur la rue Vimy, où le débarcadère séparé de l'artère par un terre-plein est en théorie réservé aux autobus scolaires.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Les nouveaux débarcadères de l'école Saint-Vincent sont-ils sécuritaires? Pas assez aux yeux d'un Césairois demeurant à proximité de l'école primaire, qui sonne l'alarme avant qu'un accident ne survienne.

«Ma peur, c'est qu'un jour, il se passe l'irréparable», craint Richard Lavoie.

Depuis l'agrandissement de l'école, les parents sont tenus de déposer leurs enfants devant l'école, rue Saint-Paul. Or, presque tous les jours, M. Lavoie se dit témoin de comportements «téméraires ou insouciants» de la part de parents qui déposent leurs enfants sur la rue Vimy, où le débarcadère séparé de l'artère par un terre-plein est en théorie réservé aux autobus scolaires.

«Certains parents débarquent même leurs enfants au milieu du terre-plein, affirme-t-il, rappelant que la circulation peut être dense par moments sur l'artère. Les jeunes passent devant et entre les autobus.C'est dangereux.»

«Il y a deux ou trois semaines, une dame a vu une place de libre (pour se stationner) et a reculé dedans sans même s'apercevoir qu'un monsieur et sa petite fille passaient derrière, témoigne M. Lavoie. Ça aurait pu mal finir...»

La Voix de l'Est s'est rendue sur place vendredi matin pour constater la situation. En cinq minutes, plusieurs événements nous ont fait sourciller, sans toutefois causer d'accident ou même mettre en péril la sécurité d'un enfant. Par exemple, un large camion de type pick-up a bloqué la circulation dans les deux sens sur la rue Vimy lorsqu'il s'est arrêté pour débarquer son enfant et lui faire traverser la rue. De plus, en voulant quitter, le conducteur a dû effectuer plusieurs manoeuvres, la longueur de son véhicule ne lui permettant pas de faire le virage en U souhaité pour retourner sur ses pas.

À peine quelques minutes plus tard, une minifourgonnette circulant sur la rue Vimy a utilisé le débarcadère des autobus pour effectuer demi-tour à son tour avant de se garer dans la voie adjacente au terre-plein, empêchant une fois de plus les automobiles derrière elle de circuler.

La directrice de l'école primaire Saint-Vincent, Chantal Majeau,... (Christophe Boisseau-Dion) - image 2.0

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La directrice de l'école primaire Saint-Vincent, Chantal Majeau, est bien au fait de la problématique. Elle assure que l'école et ses partenaires font tout en leur possible pour sécuriser l'accès à l'établissement.

Christophe Boisseau-Dion

Sensibilisation

Richard Lavoie a contacté la direction de l'école pour lui faire part de la situation chaotique qui se déroule chaque jour à l'extérieur. «On me répond que les parents ont été avertis au début de l'année et qu'il est difficile de les contrôler», déplore-t-il.

«Mais s'il se passe quelque chose, qui ces gens-là vont-ils blâmer pour leur incompétence? L'école? La commission scolaire? La Ville?» demande le citoyen.

La directrice de l'école primaire, Chantal Majeau, est bien au fait de la problématique. «On est en adaptation cette année, et ce sera aussi le cas l'an prochain, puisque l'école est en chantier. Un agrandissement provoque toujours des changements dans les déplacements des élèves», explique-t-elle.

Elle indique que la signalisation ajoutée autour de l'école - pour le moment temporaire - pourrait devenir permanente au terme des travaux, question de bien ancrer les nouvelles habitudes. Qui plus est, un accès supplémentaire à l'école sera accessible sur la rue Saint-Paul quand les travaux seront terminés, fait-elle savoir.

Plusieurs rappels ont également été faits auprès des parents pour les sensibiliser à la sécurité près de l'école. «Pas juste pour les véhicules, mais la circulation dans son tout. Les vélos et les piétonsaussi», explique la gestionnaire.

Entre temps, des démarches ont aussi cours avec les divers partenaires. «Il n'y a pas de trottoir jusqu'à la rue Frère-André sur Vimy, cette partie appartient davantage à la Ville, avec qui nous sommes en étroite collaboration», souligne-t-elle.

Du côté de la municipalité, aucune plainte n'a été déposée, nous a-t-on dit. La Commission scolaire des Hautes-Rivières est toutefois bien au fait de la problématique, puisque la situation s'apparente à celle d'autres écoles présentement en chantier.

Pas plus tard que jeudi, des représentants de l'école, de la municipalité, de la Sûreté du Québec, du Service de sécurité incendie et de Nature-Action Québec se sont rencontrés pour déterminer le parcours des corridors scolaires. L'organisme spécialisé en la matière devrait d'ailleurs soumettre son rapport d'ici deux semaines, a indiqué la directrice.

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