Les glissades d'eau au Zoo de Granby toujours au coeur d'un litige

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Les nouvelles glissades d'eau aménagées au Zoo de Granby sont toujours au coeur d'un litige avec Bromont, montagne d'expériences.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Les nouvelles glissades d'eau aménagées au Zoo de Granby sont toujours au coeur d'un litige avec Bromont, montagne d'expériences. Le recours à un arbitre a été envisagé pour dénouer l'impasse. Mais le président de la station touristique de Bromont, Charles Désourdy, dit y croire de moins en moins.

«C'était notre souhait d'aller devant l'arbitre. Mais on ne s'est pas entendu sur toutes les concessions que le Zoo de Granby nous demandait de faire pour aller devant l'arbitre. On est devant le néant présentement. On n'a pas réussi à s'entendre sur la convention d'arbitrage qu'on devait signer», a déclaré vendrediM. Désourdy.

Le directeur général du Zoo de Granby, Paul Gosselin, tient cependant un autre discours. Selon lui, les deux parties travaillent encore à l'élaboration d'une convention. «Les intentions des deux parties sont bonnes. On veut régler ça. Il y a toujours un peu le phénomène que chacun tire sur son côté de la couverte, mais on n'est pas à des miles de distance. Il faut juste finaliser le protocole de la convention d'arbitrage», a-t-il affirmé.

Au coeur du désaccord: une entente réalisée en 2002, à la suite d'un autre conflit qui avait opposé le Zoo de Granby et Bromont, montagne d'expériences. À l'époque, cette dernière s'était opposée à l'octroi de subventions gouvernementales au Zoo, un organisme sans but lucratif, dans le cadre de son projet de modernisation. Cela aurait pour effet de mettre en péril «l'équilibre de la libre concurrence», craignait M. Désourdy.

Le différend s'était finalement soldé par la signature d'une entente qui prévoyait que le Zoo de Granby, s'il recevait le financement public désiré, s'engageait «à ne pas se diversifier dans les équipements aquatiques gravitaires».

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«On est devant le néant présentement. On n'a pas réussi à s'entendre sur la convention d'arbitrage qu'on devait signer», dit le président de Bromont, montagne d'expériences, Charles Désourdy.

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Impact

Mais cette entente n'a pas été respectée par le Zoo, qui a investi trois millions dans l'aménagement de glissades d'eau à son parc aquatique cette année, estime Charles Désourdy. Il a dénoncé la situation dès l'an dernier, avant même que les glissades soient construites. «Si ça se réalise comme prévu, à longue haleine, c'est la mort de notre parc aquatique. Ski Bromont ne peut pas rivaliser avec l'eau et les animaux», avait-il alors déclaré.

Depuis ce temps, les deux parties sont engagées dans des pourparlers. Et toutes deux disent vouloir éviter les tribunaux, les frais et les délais qui y sont associés.

Mais les nouvelles glissades d'eau du Zoo ont affecté la fréquentation estivale du parc aquatique de Bromont, assure M. Désourdy. L'achalandage a reculé de 14% comparé à l'année précédente, alors que la majorité des attractions touristiques aquatiques ont plutôt connu une hausse.

«On a les résultats de l'impact de cet investissement-là et de la publicité. On ne l'estimait pas aussi grand. Mais on a frappé un mur cet été. Quand tu parles de près d'un million$ de dommages, c'est majeur pour la viabilité économique de Ski Bromont», laisse tomber le président.

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«On n'a pas fait les travaux pour leur faire un pied de nez», affirme le directeur général du Zoo de Granby, Paul Gosselin.

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Interprétation

Paul Gosselin n'est, pour sa part, pas prêt à affirmer que les nouvelles glissades d'eau sont entièrement responsables de la performance du parc aquatique de Bromont. Selon le DG du Zoo, il importe cependant de clarifier l'interprétation de l'entente conclue en 2002. Celle-ci est-elle encore valide, alors qu'elle ne comporte aucune date? Charles Désourdy est convaincu que oui; Paul Gosselin, lui, souhaite obtenir un avis indépendant sur la question.

«On n'a pas fait les travaux pour leur faire un pied de nez, laisse tomber M. Gosselin. On interprétait l'entente d'une certaine façon. Mais pour le futur, on ne peut pas toujours avoir cette lettre-là qui plane et dont on n'est pas sûr de la clarté. (...) Réglons ce qui est litigieux et repartons sur de bonnes bases.»

Dans la foulée, Charles Désourdy dit d'ailleurs souhaiter une plus grande collaboration dans la région sur les plans touristique, économique et municipal. «On ne doit pas s'entredéchirer. On a intérêt à travailler dans le même sens», convient Paul Gosselin.

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