Projet de loi sur l'aide sociale: le GASP en faveur d'une nouvelle proposition

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Nicolas Luppens, coordonnateur du GASP.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le Groupe Actions Solutions Pauvreté (GASP) de la Haute-Yamaska a donné son appui lundi à la proposition de la Coalition Objectif Dignité (COD) concernant le programme Objectif emploi. La COD soumettait la semaine dernière une version plus acceptable, selon son point de vue, du projet de loi 70 sur l'aide sociale.

Ce projet de loi, déposé il y a près d'un an, prévoit que les nouveaux assistés sociaux jugés aptes au travail soient pénalisés financièrement s'ils refusent un emploi «convenable». Les pénalités pourraient aller jusqu'à la coupe de la moitié de leur chèque d'aide sociale.

La définition d'un emploi convenable en avait fait sourciller plusieurs, tout comme les pénalités qui seraient déterminées par règlement, et non par la loi. Le GASP avait alors lancé une pétition qui avait été déposé en mai à l'Assemblée nationale par le député François Bonnardel.

«On n'a pas eu encore la réponse publique, mais elle devrait sortir, je pense, au début octobre, précise Nicolas Luppens, coordonnateur du GASP. Le ministre est pour l'instant muet. Les groupes multiplient les sorties pour dire que le ministre (François Blais) ne fait pas de concession.»

Assouplissement

Avec sa proposition, la COD s'attend à obtenir un assouplissement de la part du ministre Blais. Elle prévoit la réintroduction d'une rencontre initiale entre le demandeur d'aide sociale et un agent d'aide socioéconomique afin que soient présentés les services offerts par le centre local d'emploi.

La coalition propose aussi d'annuler les coupes à la prestation de base en cas de non-participation au programme Objectif emploi. À l'inverse, elle suggère de bonifier le chèque d'aide sociale si le demandeur accepte de faire une recherche intensive d'un emploi, d'acquérir des compétences par une formation ou de développer ses habiletés sociales.

S'il s'avère qu'il manque à son engagement, cette bonification pourrait être coupée. Cette proposition s'appliquerait aussi aux actuels bénéficiaires, souhaite la COD.

«On l'a appuyée, affirme M. Luppens. C'est une proposition beaucoup plus concrète que ce qui a été fait jusqu'à présent. Dans les grandes lignes, on trouve que ça fait bonne route parce qu'il n'y a pas d'approche punitive. Ce sera plus incitatif.» Cette méthode risque davantage d'inciter les marginaux et les réfractaires à rejoindre le programme vers l'emploi, croit-il.

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