Groupe Deragon lance un complexe unique au Québec

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«Un raz-de-marée». C'est en ces mots que le président du Groupe Deragon, Pierre Deragon, décrit la croissance des ventes de véhicules électriques qu'enregistrera le Québec au cours des prochaines années. En ce sens, l'homme d'affaires se positionne comme un précurseur dans cet effervescent créneau en offrant sous un même toit une vaste gamme de voitures, de motos et de vélos à assistance électrique. Ce nouveau concept a été dévoilé à Cowansville, lundi.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Cowansville) «Un raz-de-marée». C'est en ces mots que le président du Groupe Deragon, Pierre Deragon, décrit la croissance des ventes de véhicules électriques qu'enregistrera le Québec au cours des prochaines années. En ce sens, l'homme d'affaires se positionne comme un précurseur dans cet effervescent créneau en offrant sous un même toit une vaste gamme de voitures, de motos et de vélos à assistance électrique. Ce nouveau concept a été dévoilé à Cowansville, lundi.

Groupe Deragon possède notamment deux concessions automobiles ainsi qu'une division de véhicules haut de gamme, auxquelles se greffe l'établissement dédié aux modes de transport électriques. Celui-ci aura toutefois son ADN bien à lui. «Dans ce nouveau complexe, je ne suis pas Ford, pas Honda, pas Tesla. Ici, je suis 'M. électrique'. On va faire tomber les mythes pour démocratiser la mobilité durable, toutes marques confondues. En fait, c'est l'environnement qui est au coeur de l'initiative. On veut aussi favoriser la décongestion routière par l'adoption d'un vélo ou d'une moto électriques par le public», a indiqué Pierre Deragon en entrevue à La Voix de l'Est.

L'homme d'affaires raconte que la prémisse du projet a germé il y a de cela quelques décennies. «Quand j'étais plus jeune, mes trois frères adoraient modifier des bagnoles. Ils s'amusaient dans le garage. Mon truc à moi, c'était les chevaux, a-t-il dit. J'avais cette liberté de pouvoir me promener en ayant cette sensation de puissance et de performance. Mais sans bruit et sans odeur. Quand les voitures électriques sont arrivées sur le marché, ça a été une révélation. C'est tout ce que je recherche, réuni en un seul véhicule. Comment peut-on ne pas adhérer à un concept comme ça?»

Électrification des transports

Dans son plan d'électrification des transports dévoilé l'an dernier, doté d'une enveloppe de 420 millions, Québec a pour cible d'ici 2020 l'ajout de 100 000 véhicules électriques à travers la province. Pour ce faire, le gouvernement mise entre autres sur une série d'incitatifs. Le programme Roulez électrique, qui offre des rabais à l'achat ou à la location de véhicules neufs pouvant atteindre 8000$, est du nombre. L'installation de près de 800 bornes de recharge publiques est aussi dans les cartons.

«L'électrification des transports, j'y crois depuis longtemps. Le gouvernement s'est définitivement donné les moyens d'inciter les gens à adopter encore davantage les véhicules électriques. C'est d'ailleurs ce qui m'a incité à lancer un concept aussi innovateur», a concédé Pierre Deragon.

Projet de loi 104

Le projet de loi 104, présenté en juin par le ministre de l'Environnement, David Heurtel, ne fait pas l'unanimité chez les principaux représentants de l'industrie automobile. Communément appelé «loi zéro émission», celui-ci prévoit que les manufacturiers devront respecter des quotas de vente de véhicules électriques, sans quoi ils auront à verser des redevances au gouvernement. La cible est de 3% en 2018 et grimpera graduellement jusqu'à 15,5% en 2025. Notons qu'un peu moins de 3000 véhicules électriques ont trouvé preneurs au Québec l'an dernier.

«Forcer les concessionnaires à vendre des véhicules électriques, ne veut pas nécessairement dire que les consommateurs vont les acheter», a réagi au dépôt du projet de loi 104, Jacques Béchard, président de la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec (CCAQ).

«L'introduction d'une loi zéro émission du gouvernement pour stimuler l'offre de véhicules électriques au Québec aura l'effet contraire. Elle viendra miner les efforts au lieu de soutenir les politiques qui ont fait du Québec un chef de file dans la vente de véhicules électriques au Canada», ont soutenu conjointement les membres de la CCAQ, de l'Association canadienne des constructeurs de véhicules puis les Constructeurs mondiaux d'automobiles du Canada.

Pierre Deragon met également un bémol à ce controversé projet de loi. «Dire aux manufacturiers quoi faire, c'est un peu fort. Tu ne peux pas leur imposer d'amener seulement des voitures électriques au Québec. Ils n'ont pas besoin de cette pression gouvernementale. Ils sont conscients que l'électrification, c'est la voie du futur. Je pense plutôt qu'il devrait y avoir des subventions (à l'achat ou à la location) supplémentaires.»

Sensibilisation

En créant un amalgame de voitures électriques et hybrides, de motos et de vélos à assistance électrique, M. Deragon a avant tout voulu «faire tomber les barrières» entourant ces moyens de transport méconnus. «Un grand mystère plane malheureusement autour des véhicules électriques. Je veux que ça change, a lancé l'homme d'affaires. Pour y arriver, on va mettre en place un centre de sensibilisation. Pour les représentants (ventes), pour les techniciens, mais surtout pour les consommateurs. Les gens pourront avoir des réponses à toutes leurs questions.»

M. Deragon veut également faciliter l'achat de bornes de recharge. Un partenariat a été conclu en ce sens avec AddÉnergie, un chef de file dans ce créneau établi à Québec. De plus, Groupe Deragon s'est doté d'une borne de recharge rapide (400 volts), intégrant du coup le circuit provincial en plein essor.

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