Antiquités Eastman: un vent de fraîcheur

Rita Bouffard a amené un vent de fraîcheur... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

Agrandir

Rita Bouffard a amené un vent de fraîcheur avec sa collection de poupées lors de l'Exposition et vente d'antiquités Eastman.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Saint-Alphonse-de-Granby) La 25e édition de l'Exposition et vente d'antiquités Eastman, qui se déroulait pour une troisième année à La Grillade, s'est tenue sous le signe des festivités et des nouveautés.

Martin Lebeau, propriétaire de 2 Chance Déco, récupère... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est) - image 1.0

Agrandir

Martin Lebeau, propriétaire de 2 Chance Déco, récupère des objets antiques pour les transformer.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

À travers les classiques de l'antiquité - meubles, vaisselle, outils, jouets -, les visiteurs ont notamment pu découvrir quelques exposants passionnés de rétro et une collectionneuse de poupées.

Cette dernière a d'ailleurs été choisie par le public pour le prix du plus beau kiosque. La collection de Rita Bouffard est impressionnante avec ses 600 poupées, anciennes ou non. Pour sa première participation à l'exposition, elle n'a apporté qu'une infime partie de l'oeuvre de sa vie, ou de «ses enfants», comme elle dit.

Les gens ont été éblouis par son kiosque. Certains étaient d'ailleurs nostalgiques en voyant des poupées ressemblant à celles de leur enfance. Il fallait voir l'aménagement de l'espace réservé à sa collection. Meubles, divans et différents objets mettaient en scène quelques poupées. «Ça faisait un coup de fraîcheur à l'intérieur du show», commente la collectionneuse de Granby.

Mme Bouffard a quelque chose à raconter sur chacune de ses poupées de porcelaine, qu'elle soit grande ou minuscule. Par exemple, il n'y a que trois exemplaires dans le monde d'une des poupées exposées en vitrine.

Juste à côté, on pouvait y voir un couple, un garçon et une fille habillés pratiquement pareils. Ils ont été créés pour être ensemble et c'est Mme Bouffard qui les a réunis puisqu'elle les a achetés à deux moments et à deux endroits différents, par un pur hasard.

Elle s'est laissée convaincre par l'organisateur Michel Quintal de participer à l'événement. Il s'agissait pour elle d'un rare moment où elle pouvait montrer une partie de sa collection.

«Je n'ai jamais, jamais, sorti ma collection. J'ai trouvé ça dur de tout préparer, avoue-t-elle. Je n'ai pas vendu grand-chose parce qu'ici c'est un show d'antiques, de meubles. Ça fait deux ans que je n'achète plus, c'est mon premier deuil. Mon deuxième deuil, c'est que j'en donne à mes proches.»

Son troisième deuil est d'accepter d'en mettre en vente. Et le choix n'a pas été facile.

Le rétro s'invite

Selon le Musée des civilisations du Québec, un objet doit avoir plus de cent ans pour être qualifié d'antiquité. «Pour les jeunes, un meuble de 65 ans, c'est vieux, remarque Michel Quintal. Il nous faut accepter la réalité, ça fait partie des nouvelles normes. C'est pour ça qu'on parle de rétro.»

Le rétro s'est donc invité cette année à travers les antiquaires. Si la mode des années 50 n'est pas très connue dans les Cantons-de-l'Est, selon M. Quintal, elle bat son plein à Montréal.

Il y a une autre mode dans la métropole: celle de la transformation des objets antiques ou rétro. Deux kiosques proposaient justement ce genre d'éléments.

Un premier est spécialisé dans l'utilisation des matériaux industriels antiques pour fabriquer des meubles. «Il refait des choses fonctionnelles à partir de vieux métal, indique M. Quintal (...) Il ne fait pas de la reproduction, il invente une nouvelle fonctionnalité à des choses anciennes.»

«Ce sont des antiquités. J'ai des pièces de 50 à 200 ans, explique Martin Lebeau, propriétaire de 2 Chance Déco, à Bromont. C'est sûr que ce n'est pas du meuble traditionnel, mais c'est la nouvelle tendance de récupérer et fabriquer quelque chose de nouveau pour donner une deuxième vie.»

S'il n'a pas vendu beaucoup ce week-end, il explique que, généralement, les impacts d'une telle exposition se font sentir plus tard. Le deuxième kiosque du genre faisait dans la transformation de vieux coffres.

L'anniversaire du rendez-vous des antiquaires a par ailleurs été souligné samedi soir, lors d'une soirée privée. «On en a profité pour rendre hommage aux fondateurs de l'Exposition Eastman, Yves Duclos avec son épouse Gisèle, qui est la grand-maman des antiquaires au Québec», conclut Michel Quintal.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer