Un Bromontois périt dans un écrasement de planeur

Les équipes de secours ont eu du mal... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Les équipes de secours ont eu du mal à repérer le planeur, puisque l'écrasement s'est produit dans un champcontenant beaucoup de végétation, à un kilomètre de l'aéroport.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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(Bromont) «C'est la petite famille de l'aéroport qui est en deuil présentement», a indiqué tristement le directeur général de l'aéroport Roland-Désourdy de Bromont, Robert Blais, lorsqu'il a été invité à réagir au décès du Bromontois Jacques Fontaine, 60 ans, qui a péri dans l'écrasement «très violent» de son planeur, samedi à 16 h 30.

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Le Bromontois Jacques Fontaine, âgé de 60 ans, a péri dans l'écrasement. Il avait 37 ans d'expérience dans le domaine de l'aviation.

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«C'était un réel passionné, a affirmé M. Blais. Il avait la prudence à coeur, c'était loin d'être un casse-cou. Également, la culture de la sécurité est importante à l'Aéroclub des Cantons-de-l'Est.»

Jacques Fontaine avait 37 ans d'expérience dans le domaine de l'aviation. Le directeur de l'entreprise Géothermie Boréale a décollé vers midi, pour plus de quatre heures de vol, avant de tenter d'atterrir vers 16 h 30.

Les équipes de secours ont eu du mal à repérer le planeur, puisque l'écrasement s'est produit dans un champ contenant beaucoup de végétation, à un kilomètre de l'aéroport. L'aéronef était à peine visible à partir du boulevard de l'Innovation, la route parallèle au site de l'écrasement. Il a été impossible de se rapprocher de la scène.

André Vadeboncoeur, propriétaire de l'école de pilotage Eid Air Aviation, a décollé dans les minutes qui ont suivi le drame pour aider les autorités à localiser l'appareil, a rapporté Le Journal de Montréal.

Les ambulanciers appelés sur place ont effectué, sans succès, plusieurs manoeuvres de réanimation. Le décès de l'homme a été constaté à l'hôpital. Pompiers et policiers ont également été dépêchés sur place.

La Voix de l'Est a contacté dimanche sa conjointe, qui a préféré décliner la demande d'entrevue.

L'appareil dans lequel prenait place M. Fontaine est... (Tirée de Facebook) - image 2.0

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L'appareil dans lequel prenait place M. Fontaine est un ASG-29, un planeur de haute performance du fabricant allemand Alexander Schleicher.

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«Planeurs très renommés»

M. Fontaine aurait perdu le contrôle de l'appareil qui a éprouvé des difficultés peu de temps avant l'atterrissage. Il aurait effectué une tentative de récupération, en vain. «Mon répartiteur en poste l'a vu s'écraser et il m'a contacté», a précisé le directeur général de l'aéroport, Robert Blais.

L'appareil impliqué est un ASG-29, un planeur de haute performance du fabricant allemand Alexander Schleicher. Selon le site internet du fabricant, le prix de départ pour ce type d'engin est de 130 000$.

«Ce sont des planeurs très renommés, parmi les meilleurs au monde en ce moment. Ce sont les planeurs qui sont utilisés aussi pour faire des compétitions. Ce sont des machines connues, des machines fiables», a expliqué l'enquêteur désigné, Pierre Gavillet.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) s'est rendu sur place samedi soir afin d'éclaircir les circonstances de l'écrasement. M. Gavillet a recueilli des témoignages, des preuves et des données, mais a souligné qu'il est encore trop tôt pour s'avancer sur les causes de l'accident.

La carcasse de l'appareil a été retirée du site par le BST, mais des expertises doivent encore être réalisées. «Nous avons récupéré des appareils électroniques pour reconstituer la trajectoire de vol», a précisé l'enquêteur.

Puisque le service de police de Bromont est de catégorie 1, l'enquête policière a été transmise à la division des enquêtes régionales de l'Estrie de la Sûreté du Québec (SQ) vers 19 h samedi, a indiqué le porte-parole de la SQ, Daniel Thibodeau. «La SQ est là pour assister le BST», a-t-il noté.

«Bête accident»

Le directeur général de l'aéroport a qualifié la «triste nouvelle» de «bête accident». «C'est extrêmement rare que ça arrive. On parle aujourd'hui de conditions typiques permettant le vol de planeur. La force du vent était dans les normes», estime M. Blais, selon les informations qui lui ont été fournies.

Selon l'enquêteur Pierre Gavillet, les accidents impliquant des planeurs sont rares au Canada, notamment parce qu'il s'agit d'une pratique bien encadrée au pays. «Toutes les activités de planeur au Canada sont chapeautées par l'Association de vol à voile du Canada. Ils ont des programmes de sécurité en place. Ils ont de la formation à l'échelle nationale et les activités de vol à voile sont faites dans des clubs», explique-t-il.

Selon une source digne de foi de La Voix de l'Est, les opérations des cadets de l'air qui ont eu lieu durant la journée ont été arrêtées et leur site de vol à l'aéroport Roland-Désourdy a été fermé vers 14 h en raison de forts vents provenant du nord-ouest. «Les conditions sont devenues hors limites, empêchant nos vols en planeur en après-midi», précise la source.

Selon le directeur général de l'aéroport, il s'agit du premier écrasement mortel à survenir à Bromont. Les drapeaux de l'aéroport ont été mis en berne. «En fait, ils l'étaient déjà en raison du décès de Jean Langevin (le directeur général de la ville de Bromont). Ils vont seulement rester en berne plus longtemps», a laissé tomber M. Blais.

- avec la collaborationde Radio-Canada

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