50 vaches périssent à Notre-Dame-de-Stanbridge

L'étable d'une ferme laitière de Notre-Dame-de-Standbridge a été... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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L'étable d'une ferme laitière de Notre-Dame-de-Standbridge a été complètement détruite par un incendie.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Notre-Dame-de-Stanbridge) Franz Helg a eu un réveil difficile, dans la nuit de samedi à dimanche, lorsqu'un passant a sonné chez lui pour lui annoncer que son étable était en feu. Impuissant devant l'incendie qui a coûté la vie à une cinquantaine de vaches, il a vu son gagne-pain du chemin de la Grande-Ligne, à Notre-Dame-de-Stanbridge, s'envoler en fumée.

Après avoir contacté les pompiers, le producteur laitier a tout de même tenté de simplifier la tâche aux sapeurs en éloignant le plus d'équipements possible de l'étable. «Pour les animaux, il n'y avait pas grand-chose à faire, c'était trop enflammé», raconte-t-il au lendemain du brasier. Il avait 29 vaches laitières et 21 veaux.

Les pompiers de Notre-Dame-de-Standbridge ont reçu l'appel deux minutes après minuit. Près de 10 minutes plus tard, ils étaient sur place. Ils sont une quarantaine à avoir combattu les flammes.

«Quand on est arrivé, les flammes avaient déjà atteint la laiterie, explique le directeur du service incendie de Notre-Dame-de-Stanbridge, Réjean Lemaire. Le toit était enflammé, c'était un embrasement généralisé, il n'y avait plus rien à faire.»

Le vent a soufflé l'incendie vers le reste du bâtiment agricole. Les pompiers de Notre-Dame-de-Stanbridge, aidés de leurs confrères de Saint-Alexandre, Bedford, Farnham et Saint-Armand, ont ainsi protégé le garage et l'entrepôt, ainsi que la maison, dangereusement réchauffée par le feu.

«C'était une ferme qui a été construite il y a environ dix ans et c'était du plastique, note M. Lemaire. Au deuxième étage, il y avait une place pour mettre le foin. Quand le feu est entré dans le foin, on oublie ça, c'est parti.» Le feu a été maîtrisé vers 4h dimanche.

«Une perte totale»

L'ancienne étable de Franz Helg et son père avait aussi été détruite par un incendie il y a dix ans. L'édifice avait donc été reconstruit. «C'était pas vieux comme bâtiment, souligne le producteur, qui était heureusement assuré pour ce type de dommages. Les gens qui sont venus ici étaient surpris que ça faisait déjà dix ans. Pour une étable, dix ans, c'est pas vieux.»

M. Lemaire souligne par ailleurs que la construction du nouveau bâtiment - inspecté à l'époque par le service incendie - avait été faite selon les normes. Par contre, tout a fondu, ce qui complique l'enquête menée par les pompiers.

«C'est une perte totale. Le feu a pris côté ouest et il s'est propagé jusqu'à la laiterie du côté est, indique le directeur du service incendie. Il y avait des fans et de l'électricité à cet endroit-là, mais il n'y a plus rien. On ne peut pas voir s'il y avait un problème avec les équipements. L'électricité avait été faite par une compagnie et ça avait été très bien fait. Ça peut donc être bien des choses.»

Quant aux vaches, il aurait été bien inutile de tenter d'en sauver, croit M. Lemaire. «Que ce soit n'importe quel animal de ferme, même si vous voulez les enlever de là, c'est leur chez eux, ils ne voudront pas sortir», a-t-il pu constater au fil de ses années de service.

L'avenir pour Franz Helg se limite pour le moment aux prochaines semaines, où il amorcera le nettoyage des décombres. «Malheureusement, je suis déjà passé à travers un événement du genre, donc j'ai une idée de ce qu'il faut faire. Vu que je n'ai plus d'animaux à m'occuper et que les travaux dans les champs sont pas mal terminés, ça va me donner du temps pour m'occuper de ça.»

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