L'Itinéraire: Jean-Marie Lapointe, camelot d'un jour

Jean-Marie Lapointe est venu prêter main-forte à Bertrand... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Jean-Marie Lapointe est venu prêter main-forte à Bertrand Derome jeudi pour vendre le magazine L'Itinéraire, dans le cadre de l'activité «Camelot d'un jour».

Janick Marois, La Voix de l'Est

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(Granby) La troisième édition de l'activité «Camelot d'un jour» de L'Itinéraire a été le théâtre de belles retrouvailles à Granby entre l'animateur et comédien Jean-Marie Lapointe et le camelot local Bertrand Derome, aussi connu sous les noms de M. Sutton et de M. Granby.

Les deux hommes, qui se sont connus il y a une dizaine d'années lorsque M. Derome se trouvait à Outremont en situation d'itinérance, ont échangé une chaude accolade.

«Je savais qu'il avait eu une métamorphose, en le voyant sur des photos. Dans le temps, il pesait moins de 100 livres, à Montréal. Ce que je remarque, c'est qu'il a pris confiance en lui et surtout qu'il a arrêté de consommer. À l'époque, il prenait de l'alcool et de la drogue. On peut dire que c'est un miracle sur deux pattes», a lancé Jean-Marie Lapointe, bien heureux de faire équipe avec Bertrand Derome pour l'occasion.

Le fils du comédien Jean Lapointe en était à sa deuxième participation. L'an dernier, il avait accompagné un vendeur de Montréal. «C'est dur faire ça. Ça a l'air facile de vendre L'Itinéraire, mais ce ne l'est pas du tout. Les gens passent à côté de toi et ne veulent pas acheter le magazine. Ça passe et les gens ne te regardent même pas. On ne t'entend pas, tu n'es pas là. Sinon, on fait semblant de ne pas t'avoir vu. Au moins, Bertrand a acquis une sympathie dans la région, ce qui doit l'aider», s'exclame-t-il.

Sensibiliser les gens à l'itinérance

De son côté, Bertrand Derome était bien reconnaissant de la présence de son bon ami. «C'est une vedette, c'est certain qu'il va m'aider à vendre, rigole-t-il. Mais pour vrai, c'est bien, parce que ça aide à sensibiliser les gens à la cause de l'itinérance, parce que ça peut affecter tout le monde. Je pense qu'il est fier du chemin que j'ai parcouru depuis qu'on s'est rencontrés.»

«Ma mère m'a toujours dit de transformer le négatif en positif. Et c'est vraiment ce que L'Itinéraire a fait pour moi. Je me suis amélioré sur plusieurs aspects, comme ma patience, mon agressivité et mon impulsivité», ajoute-t-il, fier du chemin parcouru.

Une vingtaine de personnalités publiques, comme Guylaine Tremblay, Florence K, le caricaturiste du Devoir Garnotte, Béatrice Picard et Giovanni Apollo, ont donc pris part à l'activité en accompagnant un vendeur de L'Itinéraire aux différents points de vente, concentrés à Montréal.

«Ça démontre une belle solidarité et ça peut permettre de briser des mentalités ou des préjugés contre la situation de pauvreté», estime le coordonnateur du Groupe actions solutions pauvreté, Nicolas Luppens.

Le magazine L'Itinéraire est vendu toutes les deux semaines à Granby depuis mai 2015, au coût de 3 $. De ce montant, 1,50 $ va directement au camelot.

Équipe de tournage

Ceux qui sont passés au Métro Plouffe de Granby ont d'ailleurs pu apercevoir une équipe de tournage, pendant que les deux comparses tentaient de vendre des magazines.

C'est que Jean-Marie Lapointe produit présentement une série documentaire de 10 épisodes parlant de son implication sociale, y compris en matière d'itinérance. «On trouvait l'idée des retrouvailles avec Bertrand intéressante pour l'émission», explique le fils du comédien Jean Lapointe.

La série devrait être diffusée sur TVA et la chaîne Moi&Cie à compter de mai 2017.

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